Professeur de langues germaniques aujourd’hui à la
retraite, Nicole DEBOIS-LEBRUN s’est intéressée
de longue date à la vie politique locale, puisqu’elle
a été conseillère communale PSC depuis
1988. En 2001, elle est devenue bourgmestre de Walcourt.
Elle a également exercé des responsabilités,
dans les années nonante, au sein du cabinet du Ministre
Michel Lebrun.
Opladis
: Mme la Bourgmestre, nous sommes à moins de 20
km de Charleroi et pourtant Walcourt, ce n’est plus du
tout le Pays Noir et ses anciens terrils. Au contraire, c’est
une campagne vallonnée, des sous-bois accueillants et
un charmant cours d’eau, l’Eau d’Heure, avec, à quelques
encablures d’ici, les lacs de l’Eau d’Heure,
une nouvelle valeur sûre du tourisme wallon. Votre commune
de Walcourt, c’est aussi pas moins de seize petits villages
qui ont été fusionnés en 1977. Cela représente combien d’habitants au total
?
Je
pense qu’à l’heure actuelle, nous comptons
quelque 17.132 habitants.
Opladis : Déjà une petite ville,
donc !
Déjà une
petite ville. La 6ième commune en importance de la province de Namur.
Donc, cela veut quand même dire que c’est la plus grande entité en
nombre de population de l’arrondissement de Dinant - Philippeville.
Opladis
: Et pas d’église, mais une basilique, carrément
!
Pas
d’église, mais une basilique et des églises tout autour,
dans les 15 villages environnants.
Opladis : Sur quelle superficie la commune
s’étend - elle ?
Plus
de douze mille hectares et un nombre important de kilomètres de
routes, ce qui implique de gros investissements.
Opladis : Mais encore ? Encore essentiellement
une économie rurale ou plutôt Walcourt, le dortoir doré de
Charleroi ?
C’est à craindre
vu l’expansion importante le long de la nationale 5. Toutefois, je
pense que nous tenons à conserver le caractère rural de notre
commune et à intégrer les néo - ruraux dans la vie
locale.
Opladis : Et la population Senior, les
plus de 60 ans ? Sont-ils dans la moyenne nationale, dans les 17 % environ,
où représentent-ils une frange plus importante de la population
walcourienne ?
Sur
une population de quelque 17.100 habitants, on comptabilise près
de 3.080 seniors.
Opladis : Et Walcourt développe
une politique spécifique à destination de ces seniors ?
Une
politique pas forcément spécifique, mais plutôt intergénérationnelle.
Nous essayons de rapprocher toutes les tranches d’âge de la
population de façon plus transversale que verticale. En un mot "décloisonner".
Opladis : Mais je présume que votre
CPAS développe des services spécifiques à destination
des aînés ?
Bien
sûr, le CPAS développe un service d’aides à domicile.
Nous avons une équipe de onze aides ménagères ,
plus 2 hommes à tout faire, pour tapisser, jardiner, … Nous
avons aussi un service de repas à domicile, ainsi qu’un
service lavoir, mais nous ne gérons pas de maison de repos. IL
existe des institutions de ce type sur Walcourt, mais il s’agit
uniquement de maisons de repos privées. Six au total, soit une
offre importante déjà.
Opladis : On peut imaginer, en effet, que
l’endroit est particulièrement reposant
L’endroit
est tout à fait reposant. Nous avons un home à Walcourt,
vraiment construit dans la verdure, au pied de la basilique. Donc, les
personnes peuvent s’y promener, allaient sans problème de
bruit, de difficultés sur les routes à cause des voitures,
etc. …, un autre home tout aussi verdoyant à Chastrès, à Thy-le-Château également
dans les arbres, à Fraire et à Laneffe, où les personnes
sont vraiment à l’aise et au calme. Mentionnons aussi une
action du CPAS à Clermont, village à la limite de la province
de Hainaut : nous avons là un complexe de 11 maisons pour personnes
de plus de 60 ans. Tout à fait dans les champs.
Opladis : Cela ne pose pas de problèmes
au niveau de la mobilité ?
Non,
parce que ce sont encore des gens qui sont relativement valides et qui
disposent de véhicules.
Opladis : Et pour les seniors, qui seront
tentés de faire un petit séjour chez vous, de passer un
week-end à Walcourt ? Votre cité a-t-elle vocation touristique
?
Walcourt
est une ville à vocation touristique et nous avons une infrastructure
touristique hôtelière qui se défend pas mal. Je pense
que nous avons une capacité, si mes chiffres sont bons, de 185
lits. Donc, il y a moyen d'être hébergé à Walcourt
: il y a des chambres d’hôtes, des gîtes, un hôtel à Walcourt-ville.
Chacun peut venir y passer quelques jours à sa meilleure convenance.
Opladis
: Et que conseillez-vous de visiter ? La basilique, mais encore ?
La
basilique, naturellement, et puis l’hôpital Saint Nicolas,
la ruelle Frère Hugo, la basse rue : les remparts de la ville
de Walcourt, d’admirables monuments historiques ! Ensuite, dans
tous les villages environnants, il y a presque toujours un château à visiter.
Enfin, on peut découvrir à l’Office du Tourisme toute
une panoplie de choses à voir. La basilique accueille chaque année
des groupes de seniors lors de visites guidées.
Chaque année, des concerts de prestige y sont organisés.
Opladis : Un des villages de Walcourt s’appelle
d’ailleurs Thy-le-Château et dispose d’un très
beau château.
Thy
dispose effectivement d’un très beau château, dans lequel
ont encore lieu quelques festivités, aujourd’hui de manière
plus restreinte en raison des conditions de sécurité à respecter
dans de telles occasions.
Bien sûr, Il ne faut pas oublier, non plus, dans l’entité de
Walcourt, les marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse avec, naturellement,
le summum : la trinité, que les Walcouriens connaissent bien et dont la
réputation dépasse largement les limites de la commune, et puis
dans les villages environnants, nous avons également des sociétés
de marche dans divers villages de l’entité : par exemple, la Saint
Laurent à Yves-Gomezée, la Saint-Fiacre à Tarcienne, etc …
Opladis : Les gens de Walcourt sont donc volontiers
grognards, mais sont-ils grognons ?
Pas
plus grognons que les autres, je pense. Il y a seulement des grognards à profusion,
de pacifiques et joyeux grognards…
Opladis : Merci de votre accueil, Madame
la Bourgmestre. Et longue vie aux grognards et autres troupes napoléoniennes
de Walcourt!
Une
interview réalisée le 29 septembre 2003
par Memogrames sprl, pour compte de Opladis.