Opladis
Opladis
Inscrivez-vous
Mes Dossiers Mes Dossiers
 
Accueil Accueil
Société style de vie Temps libre Droits, finances Santé Guide Websenior
 
Les Plus
 
Enquêtes
 
 
 
 
Exercez votre cerveau avec MindFit
Le site www.websenior.be : professionnels de la santé : maisons de repos, soins infirmiers et kinés
Le site www.lesmaisonsderepos.be : les maisons de repos de Belgique
 
Les maisons de retraite en France
Google       
Accueil société Paroles de Bourgmestres
    Imprimer cette page
  NIVELLES
> La commune de Nivelles

Monsieur Maurice DEHU

Monsieur Jean DEMMANEZ

Malgré son attachement viscéral à sa bonne Ville, le bourgmestre de Nivelles n’est pas un aclot* de naissance, puisque venu au monde à Charleroi en 1952, l’aîné d’une famille modeste de quatre frères et soeurs. Gradué en travaux publics, ainsi qu’en électromécanique, il a mené carrière à la RTT (l’actuel Belgacom), avant de se consacrer à
son engagement politique à part entière.

Premier échevin de Nivelles dès 1989, il en devient le bourgmestre en 1995. Il est également parlementaire PS depuis cette même année 1995, alternativement député wallon ou député fédéral. Depuis 2004, c’est à nouveau au Parlement wallon et au sein de l’Assemblée de la Communauté française qu’il mène son combat politique.

Homme direct et généreux, partisan du dialogue et de la proximité, Maurice DEHU est, de paroles de Nivellois, apprécié bien au-delà de sa famille politique.

* Aclot(te) est le surnom des Nivellois(es). L’Aclot est aussi un journal toutes boîtes très ancien (repris aujourd’hui par le groupe Vlan) ou le patois wallon typique de Nivelles

Opladis : Monsieur le Bourgmestre, Nivelles est une charmante ville au cœur du Brabant Wallon. Elle a évolué au fil du temps tout en conservant ses anciens quartiers et en évitant l’écueil d’un urbanisme anarchique. Nivelles possède une splendide collégiale de style roman, abritant le célèbre jaquemart « Jean de Nivelles » et flanquée d’un cloître remarquable. Nivelles. La ville est connue également pour sa célèbre tarte al’djote, une spécialité culinaire très typée. Nivelles, c’est aujourd’hui une ville très dynamique avec 24.000 habitants et un certain nombre de zonings industriels aux entreprises performantes.
On pourrait certainement parler de Nivelles pendant plusieurs heures. Nivelles est une ville historique datant de 645, bâtie par Pépin de Landen, son épouse et ses deux filles, deux abbesses qui créèrent l’abbaye, devenue ensuite la Collégiale Sainte-Gertrude. Sur cette base, on comprend mieux Nivelles dont le tourisme tourne autour de cette collégiale, mais aussi d'autres hauts lieux comme le parc de la Dodaine et le Musée communal.

Outre la Collégiale où est conservée la châsse contenant les restes de la sainte, le Tour Sainte-Gertrude attire lui aussi de nombreux pèlerins. C’est une procession qui, au-delà de son caractère chrétien, séduit aussi des gens désireux de se retrouver en famille ou amateurs de sport pédestre. Cette procession s’étire sur quinze kilomètres et attire annuellement environ 15.000 personnes.

Nivelles est aussi un centre scolaire important : dix mille élèves fréquentent quotidiennement notre cité, car l’enseignement y est riche, du niveau maternel à l'enseignement universitaire. Beaucoup de jeunes viennent donc de l’extérieur pour accomplir leurs études à Nivelles.

Nous disposons également de 3 zonings industriels. Le plus ancien date de 1960 et fut le premier zoning de la Région wallonne, initié à l’époque par le bourgmestre Jules Barry. Un second zoning est né fin des années septante - début des années quatre-vingt. Et nous oeuvrons actuellement à la création d’un troisième zoning, appelé « Les Portes de l’Europe », où 80 ha sont actuellement disponibles. Enfin, nous venons d’obtenir de la Région wallonne 45 ha supplémentaires pour le zoning 2. Aujourd’hui, Nivelles accueille ainsi une bonne centaine d’entreprises occupant globalement 12.000 emplois, soit un emploi pour deux habitants. Peu de communes peuvent se targuer de tels résultats.

Par ailleurs, nous disposons du complexe Waux-Hall, une infrastructure à vocation culturelle et récréative très importante, offrant une palette d’activités variées à des publics jeunes ou moins jeunes. Son agenda est chargé et il faut s’y prendre longtemps à l’avance pour y programmer une activité.

Opladis :Nivelles est aussi une ville sportive, avec même un penchant pour des sports atypiques. Vous comptez encore nombre de colombophiles, le parking jouxtant l’hôtel de ville se mue régulièrement en terrain de balle pelote et vous disposez aussi, au cœur du magnifique parc de la Dodaine, d’une piscine couverte et d’infrastructures d’athlétisme…
Nous avons même effectivement une petite piste d’athlétisme dont le CABW s’occupe. C’est vrai qu’à Nivelles, nous misons beaucoup sur le sport. Je citerai un chiffre très significatif : chaque commune consacre en moyenne deux pourcents et demi de son budget total au sport.

A Nivelles, ce sont cinq pourcents du budget qui sont mis au service du sport, soit environ 1,25 million d’euros (50 millions de BEF) par an. Cela attire d'ailleurs aussi les gens de communes avoisinantes parce que tout le monde n’a pas une piscine, surtout aussi grande ( n.b. elle n’a pas statut de piscine olympique : il lui manque un couloir). Tout le monde n’a pas non plus une piste d’athlétisme telle que la nôtre, ni des terrains de hockey comme ceux dont nous disposons.

Nous avons, en effet, à Nivelles, le plus beau terrain de hockey d’Europe en revêtement synthétique mouillé. Cette nouvelle technique révolutionnaire explique que nous venons d’organiser le fameux tournoi européen de hockey. Nous avons aussi du rugby, du volley et du base-ball. En fait, nous avons quasi tous les sports.

Opladis : Vous avez même, voici plusieurs décennies, accueilli le sport automobile de haut niveau puisqu’à Nivelles-Nord, là où se construit le nouveau zoning « Les Portes de l’Europe », un circuit automobile accueillait la Formule 1 et les courses de motos dans les années 1970. Hélas, il fut probablement le circuit de trop pour la petite Belgique !
Tout à fait ! C’est en 1972 qu’y fut organisée la première course de F1. La saison suivante, le Grand Prix de Belgique se tenait ailleurs, mais revenait à nouveau à Nivelles en 1974. Je crois qu'en 72 comme en 74, Fitipaldi avait gagné les deux Grand Prix au détriment de l’enfant local : un garçon de Braine-l’Alleud nommé Jacky Ickx. Un malheureux concours de circonstances a entraîné la disparition du circuit: la faillite de l’entreprise Benoît, les pétitions des riverains qui se plaignaient du bruit, ainsi que l’action de certains politiciens, partisans d’un autre circuit que celui de Nivelles. Il fallait faire des choix parce que, effectivement, dans une petite Belgique, trois circuits, c’était un de trop.

Maintenant, pour revenir au sport à Nivelles, je crois que nous mettons vraiment le paquet. Nous avons une grande salle omnisports et nous venons d'en racheter une seconde, voici quelques mois, au nord de Nivelles, à une entreprise en difficulté qui disposait, dans ses infrastructures, d’une salle aussi bien équipée, si pas mieux, que la nôtre. Dans les écoles communales, nous construisons aussi des salles de sport, occupées le jour par les élèves, en soirée ou pendant les week-ends par des associations sportives. On essaie ainsi de multiplier les possibilités et d’offrir un panel d’activités sportives le plus large possible. Il arrive qu’on nous accuse de trop miser sur le sport et pas assez sur la culture, mais je pense que nous déployons des efforts dans tous les domaines.

Opladis : Parlons un peu des Nivellois les plus âgés, plus d’un cinquième de la population. Quelle est la politique communale à destination des seniors ?
Il y a évidemment tout ce qui est traditionnel. Je ne vais pas rappeler tous les thés dansants que nous organisons, les goûters et toutes les activités similaires qui dépendent de notre Echevin du 3ème âge. Mentionnons toutefois une initiative au succès retentissant, à savoir nos "universités d’aînés".

En fait, nous avons créé un abonnement incluant toute une série de rencontres sur des thèmes précis. Sont invités comme orateurs des professeurs d’université de l’UCL et de l’ULB, alternativement. Cela attire 200 personnes en moyenne par séance. Le succès est même grandissant dans la mesure où, chaque fois, il nous faut prévoir des salles plus grandes. Les gens sont vraiment très intéressés par la perspective d'apprendre, de connaître davantage.

Opladis : Quelle est l’offre en matière de maisons de repos ?
Nous sommes vraiment gâtés puisque la ville elle-même met à disposition des seniors une résidence et, ce qu’on appelle, tristement, une maison de retraite, datant de 1864 et offrant une capacité de 90 lits. Nous venons, en outre, de construire un nouveau bâtiment qui offrira, quant à lui, une capacité d’accueil de 120 lits, dans un environnement très luxueux par rapport à ce vieux bâtiment de 1864 qui fait peine à voir. Ce nouveau bâtiment sera inauguré dans les prochaines semaines.

Au surplus, nous disposons encore de la « Résidence Samiette », un bâtiment regroupant environ 150 chambrettes ou studios. Les gens qui font ce choix-là gardent donc une certaine autonomie. Ajoutons-y l'offre privée: 5 autres institutions, maisons de retraite ou résidences privées, qui remportent beaucoup de succès. Il y a donc une véritable offre en matière de résidences et maisons de retraite à Nivelles.

Opladis : La maison de retraite est tout de même un choix par défaut parce qu’on a plus la possibilité de rester chez soi. Beaucoup de communes développent ces derniers temps des politiques proactives visant à permettre aux aînés qui éprouvent quelques difficultés de santé à rester à leur domicile. Qu’en est-il à Nivelles ?
Le PS, auquel j’appartiens, est favorable au maintien à domicile des seniors le plus longtemps possible : être amené à quitter sa maison, c’est un déracinement avec un endroit plein de repères et de souvenirs. Cette rupture peut être dramatique. Nous avons donc créé un service spécifique. Moyennant une faible contribution des seniors intéressés, au prorata de leurs revenus, ce service met à leur disposition des aides familiales rémunérées par la Ville.

Il est aussi dans nos intentions de mettre au point un système de télé vigilance pour les personnes âgées, comparable à ce qui existe déjà chez les commerçants, en modifiant légèrement le système. Ainsi, le senior pourrait entrer en communication avec un service d’urgences (je pense aux pompiers) sur simple pression d’un bouton. Nos aînés ont encore la possibilité, à l’instar de nombreuses autres communes, de se faire livrer à domicile un repas chaud tous les midis. Ce service est assuré par le CPAS.

Enfin, pour faire le lien entre ce que je vous disais au sujet de nos infrastructures sportives et le thème des seniors, j'ajoute que j’ai eu la volonté de créer un hall de pétanque. Quand on parle sports, on songe souvent à la jeunesse et c’est certainement important, mais il faut également songer aux plus âgés qui, eux, apprécient plus la pétanque que le saut à la perche. C’est pourquoi j’ai pensé qu’il fallait toucher cette tranche d’âge en leur donnant la possibilité de jouer à la pétanque, d’autant qu’il y a, ici à Nivelles, un important club de pétanque qui accueille énormément d’affiliés. J’ai donc voulu qu’ils aient, dans la région, l’un des plus beaux halls de pétanque que l’on puisse trouver. Nous sommes occupés à y investir les budgets nécessaires pour que cela se fasse.

Opladis : Finalement, vous avez un très gros budget communal consacré au sport, alors que Nivelles, au niveau football, n’est pas en D1. Ce n’est donc pas le « sport en tribune » avec une équipe de professionnels qui engloutit le budget et des supporters qui se croient sportifs parce qu’ils sont sur les gradins. Au contraire, le budget est vraiment tourné vers des infrastructures multiples pour que les gens pratiquent réellement des sports, avec une offre très large.
Tout à fait ! Quand je suis devenu bourgmestre de Nivelles, voici une quinzaine d’années, je me souviens avoir eu une conversation avec le Président du club de football, fraîchement installé lui aussi. Il m’indiquait être prêt à investir beaucoup dans le club, mais voulait savoir jusqu’où la Ville le soutiendrait financièrement. Je lui ai répondu que ma politique était tout à fait différente de sa vision des choses, que je n’étais pas demandeur d’un élitisme en matière de sport, que ma volonté était de pouvoir offrir du sport à tous.

Tout le monde ne fait pas du foot, tout le monde ne fait pas du hockey, tout le monde ne fait pas du beach-volley, etc. Du coup, il y a 50 sports différents à Nivelles, car il faut pouvoir offrir le sport à tous. Je vais prendre un exemple proche et bien connu. A Tubize, ils ont fait un autre choix, tout à fait opposé au mien, à savoir un investissement extraordinaire dans le football qui les a amené là où ils sont maintenant. Le problème c’est qu’on a peut-être des joueurs d'élite à Tubize, mais cela concerne 11 joueurs. Le sacrifice consenti par la commune pour cette poignée de sportifs professionnels, qui ne sont même pas Tubiziens pour la plupart, est un sacrifice au détriment du reste de la population. Ils avaient une piscine, qu’ils ont dû fermer et pour laquelle ils n’ont pas les moyens nécessaires à sa reconstruction. Quant à leurs beaux matchs, ils n'attirent finalement qu’une très petite partie de la population. Cela, je n'en veux pas ! Moi, je ne suis pas demandeur d'une équipe de foot en D1 !

Opladis : Pour nos lecteurs qui voudraient venir faire un petit tour dans cette capitale du Roman Païs, quand leur conseilleriez-vous de visiter Nivelles, sachant que la plupart d’entre eux sont pensionnés et peuvent venir au moment où l’affluence touristique est moindre ?
Il n’y a pas de mauvaise saison pour visiter Nivelles : il faut voir la collégiale, sa crypte et son cloître, mais aussi visiter notre musée archéologique. Il faut déguster notre tarte al’djote et flâner dans les allées du parc de la Dodaine. Nivelles est également riche en commerces : le lèche-vitrine peut prendre beaucoup de temps. Et si vous venez un samedi matin, vous découvrirez un magnifique marché tout autour de la collégiale et dans les rues avoisinantes.

En tout cas, ce que je conseille à tous les touristes potentiels qui auraient le projet de venir à Nivelles, c’est de se rendre prioritairement à la Maison du Tourisme du Roman Païs ou de la contacter préalablement. Cet endroit tout récemment créé est le fruit d’un travail de près de 20 ans, tout entier consacré au Roman Païs, c'est-à-dire l’Ouest du Brabant Wallon, soit les neuf communes que sont Nivelles, Villers, Genappe, Braine-l’Alleud, Tubize, Ittre, Rebecq, Waterloo et Braine-le-Château. Nivelles est donc la capitale du Roman Païs. Mais nous sommes aussi chef-lieu d’arrondissement et, beaucoup le savent, nous avons raté le chef-lieu provincial pour des raisons purement politiques, lors de la constitution de la nouvelle province du Brabant wallon.

Opladis : Nous vous remercions de votre accueil, Monsieur le Bourgmestre, et vous souhaitons bonne continuation à la tête de Nivelles, une des plus belles villes du Brabant wallon, à défaut d’en être la capitale…

Maurice DEHU : C’est moi qui vous remercie de votre intérêt pour notre cité.

 Une interview réalisée le 03 août 2004 par Memogrames, pour compte de Opladis.

 Inscrivez-vous à la newsletter gratuite AccueilAccueil
 Imprimer cette page
 Envoyer cette page à un(e) ami(e)
 Retour page précédente Top
     
Entretenz votre cerveau et ses capacités cognitives avec Mindfit
Société - Régie - Presse - Contact - Partenaires - Job - webmasters - Disclaimer - Conditions d’utilisation - Vie Privée - Réglement jeux et concours - 2003-2005 ©Opladis - WEBSENIOR Sprl™ -Tous droits réservés