Le président Daniel Destrée : «Vous allez
dire que je suis insistant, mais il est nécessaire
de préciser que notre ASBL s’interdit de concurrencer
les chercheurs d’emploi. Elle n’a d’autre
but que de contribuer à leur réussite.
De plus,
chez nous, tout se passe de manière strictement confidentielle.
Pour nos prestations, nous ne requérons que la couverture
de frais de fonctionnement. Ces derniers sont établis
préalablement et fixent toute disposition relative à la
fréquence, à la durée et à la
nature des prestations.»
Guy Titeux, un ancien de chez Fortis, est chargé des
relations avec la presse au sein du CAR-N. «Bon an,
mal an, explique-t-il, comme notre domaine d’activités
est assez large, nous comptabilisons une quinzaine de missions
récurrentes et une dizaine d’activités
ponctuelles. Un exemple parmi ces dernières? En 2002,
nous avons envoyé un de nos membres, Guy Longrée,
dessinateur industriel, en Haïti. Il s’agissait
pour lui de dessiner l’infrastructure d’une
grande place dans la ville d’Aquin, dans le sud de
l’île, une mission exemplaire mais qui ne fut
pas de tout repos.»
Guy Longrée confirme : «Quand je suis arrivé sur
place, je me suis vite rendu compte qu’il manquait
de tout et que travailler ne serait pas facile. Nous sommes
en fait très gâtés dans nos sociétés
industrielles. Parfois, nous ne nous rendons plus compte
de la facilité qui est la nôtre. D’un
point de vue personnel, ce voyage fut enrichissant, car
j’ai pu apporter ma petite pierre à l’édification
de cette place, mais le plus important, c’est d’aider
ces personnes qui sont dans le besoin. Bien sûr, les
plans définitifs, je n’ai pu les peaufiner
qu’une fois de retour en Belgique, mais il fallait
que je me rende compte sur place des moyens qu’ils
possédaient, sans oublier l’étude et
les prises de mesures sur le terrain lui-même.»
Les réalisations du CAR-N sont foison. Comme, par
exemple, les missions confiées à l’architecte
Charles-Jean Snoeck, 73 ans, pensionné depuis sept
ans, mais pas inactif pour autant. «Non seulement
je participe aux réunions du lundi, mais le CAR-N
sait qu’il peut compter sur moi pour des missions
ponctuelles.
Quand un projet d’architecture ou d’aménagement
nous arrive, mes collègues me le soumettent et me
demandent d’aller au charbon.
Cela peut durer un mois
ou deux, mais aussi un seul jour, comme pour une accessibilité dans
un lieu spécifique par exemple.»