Opladis : Vous êtes historien de formation.
Est-ce ça
qui vous a attiré vers la généalogie ?
Indirectement, oui. En fait, les grandes
batailles, les dates de l’Histoire que l’on retient
dans les manuels scolaires, cela ne m’intéresse que
médiocrement.
En revanche, la manière dont vivaient
nos ancêtres est plus intéressante.
Opladis : En quoi ?
Ce sont les gens qui créent l’histoire. La masse
humaine a une réelle importante. En l’analysant,
on se rend compte que nous évoluons d’une généalogie
factuelle à une généalogie sociologique
qui prend en compte la vie des gens. On se demande : « Mais
que faisaient-ils au temps jadis ? De quoi vivaient-ils ? »
Opladis : Vous avez obtenu des
réponses ?
Oh ! elles sont multiples, mais la plus
poignante est sans doute celle-ci : la
majorité d’entre
nous sont issus de familles pauvres, voire misérables.
Nos ancêtres étaient journaliers, maçons,
mineurs, fermiers dans le meilleur des cas. Voilà pourquoi
il n’y a pas de quoi être nostalgique. Au fond,
en comparaison, notre époque n’est pas si triste
!