Opladis : D’où vous
vient cette passion pour la généalogie
? De ma grand-mère ! C’était un personnage
extraordinaire.
Elle est décédée en 1968,
j’avais 20 ans, mais ce dont je me souviens avec le plus
de plaisir, ce sont les après-midi en famille, chez elle, à la
ferme de Waremme. J’étais gamin et nous étions
une trentaine, toute la famille réunie. Ce type de famille
a aujourd’hui disparu.
Opladis : Pourtant les fêtes de
famille restent une habitude solidement
ancrée chez nous !
Les vraies fêtes familiales sont
devenues rares. Avant, c’était
l’usage de se réunir. En ce
qui me concerne, mes proches sont dispersés,
mes frères vivent à l’étranger.
Eh bien, la généalogie me
permet de retourner aux sources de notre
vie, de savoir d’où nous provenons,
qui nous sommes. C’est une belle
compensation.
Opladis : Vos recherches généalogiques
vous ont-elles réservé des
surprises ?
Moins sur le plan personnel que sur les
Belges connus. Prenez Jacques Brel. Grâce
aux recherches de notre association, nous
en sommes venus à la conclusion
que ses origines sont françaises
et non flamandes, comme on le dit ou l’écrit
souvent. Julos Beaucarne, l’âme
de la chanson wallonne, a des ancêtres
flamands.
Quant au ministre-président
de la Région wallonne, Jean-Claude
Van Cauwenberghe (ce nom signifie, littéralement, « mont
froid »), ses origines sont à rechercher
dans la Marne, dans le Hainaut, à Bernissart,
et dans les Flandres orientales, à Nukerke.