Présente sur le terrain depuis 11 ans,
Christel Trickels porte un regard intéressant sur ceux
qui l’entourent…
Opladis : Christel Trickels, qu’est-ce
qui a changé en 11 ans ?
Beaucoup de choses ! D’abord le
rajeunissement de la population fréquentant
l’U3A.
Il me semble que les personnes
qui venaient ici il y a une dizaine d’années étaient
retraitées depuis longtemps. A présent,
nous voyons beaucoup de jeunes pensionnés
ou même des prépensionnés
qui s’inscrivent aux différents
cours. Et puis, l’état d’esprit
n’est plus le même !
Autrefois,
ceux qui franchissaient notre porte venaient
souvent ici pour passer le temps, ne pas
s’ennuyer chez eux. A présent,
j’ai l’impression que beaucoup
de nos membres sont ici pour s’instruire
ou participer à une activité qui
les motive.
Opladis : Et les cours ?
Ils se sont diversifiés. Evidemment,
il y a des préférences, mais
aussi des tendances selon les années. A présent, en plus des cours de
langues qui marchent bien, la philosophie
ou encore l’histoire des religions
rencontrent beaucoup de succès.
Mais je ne voudrais pas oublier les activités
plus ludiques : le scrabble, la gymnastique
ou encore la peinture sur soie, chez les
dames, sont des activités très
prisées.
Ah oui ! j’oubliais
: il y a une forte demande actuelle pour
la psychologie, un cours qui n’existe
pas encore.
Opladis : A vous entendre, on
dirait que l’U3A rajeunit sans cesse !
Exactement. Le côté vieillot
de l’U3A a tendance à disparaître.
A tel point que l’appellation « université du
troisième âge » ne me
semble plus tout à fait appropriée.
Nous avons du reste de plus en plus d’élèves
qui ont une cinquantaine d’années
!