Jean-Claude Lefèbvre est passionné par ses cours
de géographie, qui font salle comble à chaque séance.
En juin 2001, à 59 ans, il est devenu président de
l’Université du 3e Age de Liège.
Opladis : Jean-Claude
Lefèvre,
qu’est-ce qui fait la spécificité de
l’U3A ?
Nous ne sommes pas cantonnés dans
nos murs. Nous sommes attentifs à ce
qui se passe autour de nous. Ainsi l’U3A
fait-elle partie d’un mouvement international,
l’AIUTA (Associations Internationales
des Universités du 3e Age) ainsi
que de la FUTAB, qui regroupe les universités
francophones du 3e Age en Belgique.
Cela
se traduit aussi dans nos activités,
car nous ne nous cantonnons pas dans nos
murs. Les élèves de l’U3A
sont de grands voyageurs.
Opladis : Votre
fierté ?
Chacun, je dis bien chacun, est le bienvenu
chez nous. Nous n’excluons personne.
Le mot « université »,
dans la dénomination U3A, il faut
le comprendre de manière universelle.
Car nos activités ne sont pas
toutes prévues pour les intellectuels
! Certes nous avons des médecins
parmi nos membres, des ingénieurs
ou des personnes ayant un diplôme
universitaire, mais nous avons aussi
des personnes qui n’ont aucun diplôme,
des autodidactes, des anciens indépendants,
fonctionnaires ou salariés, bref
des personnes issues de tous les milieux
et de toutes les formations.
Opladis : Votre
souhait ?
De bénéficier d’aides
plus concrètes de la Ville de Liège.
Je n’oublie pas que la Ville nous
aide, notamment par l’impression
gratuite de notre bulletin d’informations,
mais nous ne nous sentons pas vraiment
soutenus. Un Conseil Consultatif du 3e
Age vient d’être créé par
le pouvoir politique.
Eh bien ! nous aimerions
beaucoup en faire partie car nous y avons
notre place. Ce n’est pas seulement
une question de reconnaissance officielle,
c’est une question de complémentarité.
Et puis, ne l’oubliez pas, il y a
plus de 2.100 élèves à l’U3A
!