Interview
de Mme Colette Dejaegere (secrétaire générale
et la
coordinatrice de l’UDA)
Les jeunes retraités n’ont plus
peur de l’ordinateur
Opladis : Colette Dejaegere, comment en êtes-vous
arrivée à être
la coordinatrice de l’UDA ?
Institutrice primaire de formation, je me suis toujours intéressée à toutes
les formes de communications. De plus, l’aspect relationnel, le contact
humain ont toujours été fort importants pour moi. Il y a 23 ans,
adjointe d’un chercheur de l’Université Catholique de Louvain,
j’ai appris que l’on cherchait quelqu’un pour organiser les
conférences de la toute nouvelle UDA.
Et voilà, j’y suis
toujours !
Opladis : Qu’est-ce qui a changé en deux décennies
et demie ?
Il y a eu une très nette évolution. Au
départ, nous avons eu un peu de publicité dans la presse, mais
c’est surtout le bouche à oreille qui a fonctionné. Tout à coup,
au milieu des années 80, le nombre des participants a doublé,
et parallèlement, les activités se sont diversifiées
et multipliées. Au départ, nous n’avions que les conférences
et les cours d’éducation physique. Des cours de d’anglais
et de musicologie ont suivi. Ensuite, cela a réellement démarré…
Opladis : A
tel point qu’à présent, la diversification
n’est plus à l’ordre du jour !
Effectivement. Nous renouvelons en cherchant de nouvelles
pistes, de nouveaux intérêts, et notamment dans le multimédia.
Internet a cessé d’être le grand méchant loup des
plus de 50 ans. Quand de jeunes retraités s’inscrivent chez
nous, nous n’avons plus à leur apprendre l’abc de l’ordi,
ils le connaissent. De même pour les photos numériques, même
s’ils cherchent à développer leurs connaissances. Ça
aussi, c’est tout nouveau.
Opladis : Un
reproche que l’on entend souvent, c’est que
l’ordinateur éloigne de la société. L’avez-vous également
entendu ?
Là, il faut être prudent. Et nuancer. Car
ce qui remporte le plus de succès chez nous, c’est tout ce qui
est lié à la psychologie, à la communication, aux relations
humaines. Car les gens ont besoin d’échanger dans ce monde qui
nous met à l’écart de tout. Alors, si vous vous sentez
seul(e), avoir un(e) correspondant(e) par e-mail, c’est intéressant.
Nous savons par exemple que 66 % de nos élèves possèdent
un ordinateur tandis que 52 % d’entre eux une adresse électronique.
Il y a 10 ans, ces chiffres pouvaient être divisés par 10 !