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L'arbre de vie

La Joyeuse Entrée de l'ordi en… généalogie

La généalogie ne va pas sans l’histoire, ni l’histoire sans la généalogie. Les spécialistes de la région de Jodoigne recherchent activement nos racines... sans négliger l'ordinateur. Parmi eux, une incontournable, Renée Mousset, qui a l’Histoire et les petites histoires dans le sang.

Elle est la nièce de Joseph Dormal. Qui ça? Dormal, le médecin de Léopold III. Ou plutôt celui qui accompagnait le roi des Belges dans ses expéditions au Congo et en Amazonie.

« La passion de l’Histoire m’est venue toute petite, explique Renée Mousset. La généalogie est arrivée plus tard et notre association n’a été fondée qu’en 1997. Avant cela, j’étais un peu la servante du seigneur et sa secrétaire. Mon mari Jean Huyberechts étant médecin, j’avais énormément de travail et très peu de liberté. »

Elle s’est bien rattrapée depuis. Fondée en mars 1997, l’Association des Généalogistes de la Région de Jodoigne (ASGEREJO) n’a d’autre but que l’échange et l’entraide entre les membres. Et l’initiation des généalogistes débutants par la lecture du latin ou la paléographie, autrement dit le décryptage des écritures anciennes.

« La paléographie est devenue ma spécialité dès la retraite, sourit Jean Huyberechts. Mon épouse et moi avons suivi des cours à Amay avant que je me prenne de passion pour les écritures anciennes et propose de donner des cours. Ce qui se fait actuellement à Jodoigne, Louvain-la-Neuve et à l’Office Généalogique et Héraldique de Belgique, à Bruxelles, au total une demi-douzaine d’heures par mois. »

Le musée Pellegrin : Maurice DewolfDepuis quelques années, les généalogistes se tournent de plus en plus fréquemment vers l’informatique. Qui aide les plus jeunes membres de l’association à classer leurs découvertes. « Les aînés sont parfois un peu rétifs à l’ordi », témoigne Frédéric Collin, originaire de Lathuy et qui travaille actuellement au Luxembourg. Pour lui, l’ordinateur est un plus incontestable. « Grâce à un logiciel de généalogie, j’ai pu progresser à grande vitesse en encodant mes données familiales. Autre avantage: l’informatique n’égare aucun papier! »

Pour la majorité des généalogistes, le premier intérêt de leur hobby est familial. Ils désirent connaître l’origine de leurs ancêtres. L’association jodoignoise est allée plus loin. En publiant quatre fois par an le bulletin “Temps Jadis”. Qui retrace notamment la lignée des grandes familles de la région.

Un seul exemple: celui des de Glymes. « Combien de fois, témoigne Renée Mousset, n’ai-je pas entendu dire qu’il n’existait plus aucun de Glymes. Erreur. Il y a quelques années Jacques de Glymes de Hollebecque, qui habite les Etats-Unis, était venu voir le gisant de ses ancêtres dans la chapelle Notre-Dame du Marché de Jodoigne. Et son fils va bientôt remettre ses pas dans ceux de son père! »

Les petits trésors de l’ASGEREJO

Parmi la collection d’objets anciens que possèdent les époux Huyberechts, il y a de ces petites pièces charmantes qui font le bonheur des généalogistes.
Ancien manuscrit reprenant les ventes en notariat et datant du XVIIIe siècle Porcelaine Le récipient en cuivre finement ciselé, qui servait de boîte à poudre noire sur les champs de bataille, date du XVIIIe siècle
Ancien manuscrit reprenant les ventes en notariat et datant du XVIIIe siècle. Des porcelaines sans date, ce qui signifie qu’elles sont antérieures à 1800, comme un service à dessert gris et blanc, d’un évident intérêt historique, ne fût-ce que pour la reproduction fidèle des vêtements de l’époque, mais aussi le fruit d’un travail artisanal de première qualité. Le récipient en cuivre finement ciselé, qui servait de boîte à poudre noire sur les champs de bataille, date du XVIIIe siècle. Il représente un homme nu d’allure grecque, assis, tenant par les pattes un animal allant sans doute être sacrifié.

Une signature célèbre, celle de la comtesse

Une signature célèbre, celle de la comtesse
Michelle de Glymes, qui date du milieu du XVIIe siècle.

Lorgnon repliableLorgnon repliable dans son étui en écaille tient dans le creux de la main. Très léger, il est de toute beauté. Pas de date là non plus, mais il était utilisé au début du XXe siècle.

Texte et photos : Marc Welsch

Infos : ASGEREJO, chaussée de Tirlemont 14, 1370 Jodoigne, tél. (010) 81 12 80.

 
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