Qu'il est ardu de faire un choix parmi les richesses
du musée Armand Pellegrin ! Avec l’aide de
Maurice Dewolf et de ses associés, nous avons déniché quelques
pièce rares allant du cabinet dentaire de poche à la
boîte à briquet. Et de la roue à ressorts à la
boîte à biscuits. Commençons par la
boîte à biscuits.
Comment cette collection a-t-elle été constituée?
«
C’est
un don qui a été fait au château devenu
Domaine provincial d’Hélécine, répond
le président Dewolf. Et puis, des personnes cherchent
parfois à se débarrasser de ce qu’elles
considèrent comme des vieilleries.
Un matin, j’ai
même reçu un coup de fil me disant que si je
ne venais pas enlever quelques-unes de ces merveilles, elles
seraient compressées comme des boîtes d’allumettes
pour être revendues au kilo. »
Au total, le musée possède 2500 boîtes. «
Mais
nous n’en avons exposé que 250, ponctue Roger
Vanaken. C’est un trésor dont nous sommes très
fiers.
Notre collection anglaise, à elle seule, a été évaluée.
C'était juste avant l'euro. Elle valait 1.000.000
de FB. »
Nous avons aussi épinglé d’autres objets
magnifiques ou… effrayants. Comme ce cabinet
dentaire de poche ! Quand vous dévissez le manche, qui ressemble
vaguement à un tire bouchon, deux pièces surgissent:
un coupe-gencives servant à dégager la dent
et un broyeur de racines.
«L’extrémité de la tige de fer est munie
d’un crochet qui agrippait la dent avant l’extraction.
Le set se complète d’une minuscule boîte à piqûres,
explique Maurice Dewolf.
Pour ceux qui préféraient être
légèrement endormis…»
Autre curiosité: la
boîte à battre briquet.
C’était avant l’époque des allumettes,
vers 1880. Pour allumer le poêle familial, on frottait
un silex sur un anneau d’acier. L’étincelle
qui jaillissait allumait l’amadou, duquel on rapprochait
un fétu. Et le tour était joué.
Le
pneu à ressorts démontre si besoin en est
le degré d’inventivité des Belges.
«
Durant
la Guerre 14-18, comme il y avait pénurie de caoutchouc,
raconte Maurice Dewolf, les gens plaçaient ce pneu
de fer sur leur roue. Et on pouvait rouler! »
Un grand rire communicatif termine sa description.