Le constat est irréfutable : après 50 ans, nous
sommes en meilleure condition physique que nos parents au même âge.
Ce qui se traduit aussi par une libido plus active des papys-boomers
et des mamies-lovers. Coup d’œil sous la couette
des quinquas.
Une enquête du Salon Zenith réalisée en
2003 le révèle : sur un total de 2.884 personnes
interrogées dont la moyenne d’âge était
d’une soixantaine d’années, la fréquence
des rapports sexuels est d’une fois par semaine jusqu’à 70
ans. Les participants du Salon estimaient qu’une vie
sexuelle réussie joue un impact sur le bien-être
personnel.
Ces personnes rapportent également que les
difficultés des relations affectives sont d’origine
psychologique. Stress, problèmes relationnels et dépression
nous gâcheraient la vie sexuelle. Les personnes âgées
attribuent donc cette gêne à un prétexte
physiologique.
Intéressant : les hommes parlent des problèmes
de vie sexuelle avec leur médecin plutôt qu’avec… leur épouse.
En revanche, les femmes en discutent avec leur conjoint. Elles
attribuent leur trouble à un manque de plaisir et à un
manque de lubrification vaginale. Les hommes souffrent des
troubles érectiles qu’ils réfèrent
plus fréquemment à des problèmes physiologiques
que psychologiques.
Ces chiffres méritent d’être comparés à ceux
de l’enquête menée par le magazine Pleine
Vie en août 1997. A cette époque, sur un échantillon
de 500 personnes de plus de 50 ans, près de la moitié reconnaissait
n’avoir pas eu de rapports sexuels dans les douze derniers
mois. En outre, 39% disaient avoir des rapports une fois par
semaine. Conclusion hâtive et facile, car une étude
plus approfondie mériterait d’être consacrée à la
sexualité des plus de 50 ans : ils se portent de mieux
en mieux. Autrement dit : à 50 ans, on est de plus en
plus jeune.
Est-ce dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des
mondes ? Non, mais une chose demeure : la vie sexuelle ne s’arrête
pas à la cinquantaine. Elle est même un facteur
de bien-être. Bref, l’âge n’arrête
pas la vie affective.
Mais qu’est-ce qui a tellement changé ces dernières
années ? L’homme? Bof ! La femme ? Alors, là,
oui ! Sa sexualité est à présent assumée,
libérée des contraintes et autres contingences
familiales. N’oublions pas que celles qui ont lancé la
révolution sexuelle de l’après-68 sont
aujourd’hui des mamies-lovers qui n’ont rien perdu
de leur dash dans une société où les tabous
culturels et religieux, les « qu'en dira-t-on » familiaux
ou sociaux sont en net recul.
Il demeure qu’au hit-parade de ce que les seniors – homme
ou femme – trouvent important dans leur relation de couple,
la tendresse décroche le premier prix. Qui bat à plate
couture le fameux Zamour.
La raison ? En prenant de l’âge,
l’on devient sans doute moins romantique mais plus attentionné à son
partenaire