Pour son 25ème anniversaire, la Ligue Cardiologique Belge s’attaque
cette semaine au risque cardiovasculaire global.
Causes
principales des décès dans notre pays, les maladies
cardiovasculaires représentent un véritable fléau
qui ne cesse de progresser ! Leur prévention est dès
lors un objectif de santé publique prioritaire, c’est
aussi celui de la Ligue Cardiologique Belge.
C’est dans ce but qu’elle organise la semaine du cœur
: du 17 au 25 septembre, la Belgique vivra au rythme de la prévention
des maladies cardiovasculaires. Information, animations, sensibilisation
seront proposées à tout un chacun pour un but commun
: prévenir pour ne pas devoir guérir !
Alors : à vos agendas !
Visitez le parcours du cœur les 17 et 18 septembre à Bruxelles,
les 20 et 21 à Liège et 23 et 24 à Anvers. Informez-vous,
prenez de bonnes résolutions pour « ne plus prendre de
risques »
Les maladies cardiovasculaires constituent la première cause
de mortalité dans le monde entier. C’est aussi la cause
principale de décès précoces : mort subite et
infarctus frappent de nombreuses personnes encore jeunes. De plus,
c’est la deuxième cause de handicap et de dépendance
dans nos pays…
Or, dans une large mesure, les crises cardiaques et les
accidents vasculaires cérébraux pourraient être évités
si on luttait plus efficacement contre les facteurs de risque. C’est
ce que savent depuis longtemps les médecins qui, sans relâche,
traitent l’hypertension, le cholestérol, le diabète,
l’obésité ou le tabagisme.
Une nouvelle approche
de la prévention, plus globale.
Les récents résultats de la grande étude interheart,
menée auprès de 30000 personnes, ont confirmé combien
les facteurs de risque étaient prédicateurs d’accidents
cardiovasculaires.
Mais de plus, on sait aujourd’hui que la présence de plusieurs
facteurs de risque n’est pas additive mais multiplicative ! En
d’autres termes, avoir plusieurs facteurs de risque « mineurs » peut être
plus dangereux qu’un seul très important !
C’est pour cela que les spécialistes ont développé de
nouvelles stratégies de prévention : s’attaquer
au risque cardiovasculaire global.
On mesure et évalue aujourd’hui le risque individuel de
chaque personne, grâce à un tableau d’évaluation
du risque à 10 ans, qui reprend tous les facteurs de risque
qui pourraient intervenir : âge, sexe, tabagisme, poids, tension
artérielle, taux de sucre et de cholestérol, etc.…Ensuite,
on pourra personnaliser les traitements ou les conseils d’hygiène
de vie en fonction de chaque profil de risque et faire donc de la prévention
globale mais « sur mesure « .
Prévenir les maladies cardiovasculaires, c’est
possible !
Hormis l’hérédité, le sexe et l’âge,
les principaux facteurs de risque cardiovasculaire sont modifiables
et sont donc ceux sur lesquels la prévention peut agir : le
cholestérol, l’hypertension artérielle, l’obésité,
le tabac, le stress et la sédentarité.
Qu’est-ce
que le risque cardio-vasculaire?
Les maladies du coeur
et des vaisseaux sont dues à un certain
nombre de facteurs qui favorisent leur apparition.
Les médecins les appellent « facteurs de risque ».
Leur combinaison contribue à déterminer un risque (une
probabilité) de développer la maladie : c’est le
risque cardiovasculaire, différent pour chacun d’entre-nous.
Les
maladies cardiovasculaires se développent silencieusement.
Ce sont des maladies qui atteignent les artères de l’organisme.
Progressivement mais sûrement, des dépôts de cholestérol
( appelés plaques d’athérome) dans la paroi des
artères rétrécissent nos artères (c’est
l’athérosclérose). Parfois, la plaque se brise,
entraînant un processus de cicatrisation qui bouche totalement
l’artère : c’est l’athérothrombose.
Trois
organes sont les principales cibles des maladies cardiovasculaires:
Le
cerveau :
moins bien irrigué, de façon transitoire : c’est
l’accident ischémique transitoire, révélé par
une brève perte de connaissance, une chute brutale ou une perte
temporaire de la vision. Cette alerte peut durer quelques secondes à quelques
minutes.
non irrigué, suite à un bouchon dans une artère
qui mène au cerveau : c’est l’accident vasculaire
cérébral ( AVC), ou « attaque », qui peut
laisser des séquelles définitives très importantes
!
Le coeur :
moins bien irrigué, de façon progressive ou suite à un
effort…: c’est l’angine de poitrine, révélée
par des douleurs qui serrent la poitrine.
un bouchon dans une artère coronaire, bloquant le flux sanguin
: c’est l’infarctus du myocarde. Le coeur n’est plus
irrigué, il souffre et peut même s’arrêter
brutalement de battre.
Les jambes :
au début, une crampe douloureuse dans le mollet apparaît
uniquement au bout d’une longue marche mais progressivement,
la distance de la marche sans crampe diminue. C’est le signe
d’un problème d’oxygénation des mollets,
d’une mauvaise circulation dans les artères périphériques
: on parle d’artériopathie périphérique.