Sea, sex and sun… Bien entendu, les vacances sont synonymes de
rencontres, de liberté et de plaisir.
Cependant, il n’est
rien de pire que de ramener un mauvais souvenir de vacances : maladie
sexuellement transmissible ou, pire, grossesse non désirée,
sont les exemples les pires, faciles à éviter si on s’y
prépare…
C’est une évidence, les contraceptifs hormonaux (pilule
le plus souvent) offrent une protection efficace contre
la grossesse mais ne protègent nullement contre les MST, les
fameuses Maladies Sexuellement Transmissibles !
Cependant, une enquête menée auprès des adolescentes
en Belgique montre qu’elles ne sont pas vraiment conscientes
du fait : 8 % pensent même que la pilule est une protection "tous
risques". Il est donc primordial d’informer nos jeunes filles
et de les inciter à intégrer préservatifs à leurs
bagages.
Vacances : j’oublie tout
Les gynécologues et psychologues l’ont étudié :
les vacances sont le facteur principal de modification du comportement
sexuel. Le sentiment de liberté désinhibe et favorise
les expériences inhabituelles.
Une enquête menée à l’aéroport de
Teneriffe, dans le hall des départs, a révélé que
35% des voyageurs avaient eu des relations sexuelles avec des inconnus
durant leurs récentes vacances. Plus de 25% des hommes ont déclaré ne
pas avoir utilisé de préservatif. Le risque de grossesse
non-désirée est donc bien un risque réel ! De
plus, les relations sexuelles avec un partenaire inconnu
augmentent fortement le risque de contamination sexuelle.
D’autre part, les vacances et leurs horaires libres favorisent
le risque d’oublier la prise de la pilule : 20% des ados oublient
une fois par semaine leur pilule pendant les vacances. Sans oublier
que le premier pas est très souvent franchi durant les vacances,
soleil et sable chaud y contribuant…
Le risque est donc bien présent, principalement en période
de vacances. Un tiers des avortements en Belgique avant 19 ans est
dû à une grossesse non désirée ; rien ne
sert de se voiler la face.
Le souhait général : retarder les règles
Sur ce
point également, l’information correcte est de
rigueur. Beaucoup de femmes et jeunes filles trouvent gênant
d’être réglées durant les vacances. Celles
qui utilisent la pilule pourront continuer la prise en
continu, de même que les utilisatrices de l’anneau contraceptif
ou le patch. Cependant, cette technique «contre-nature» est à réserver
aux vacances annuelles principales, sous peine d’entraîner
des perturbations importantes et à long terme des cycles. L’idéal
est d’informer son gynécologue de ce désir, de
demander une information correcte à ce sujet et de décider
de commun accord de la technique utilisée.
Les mères veilleront également à ne pas dramatiser
la survenue des premières règles durant les vacances
: c’est un événement tout à fait naturel,
qui n’entrave pas le plaisir des vacances. Natation et sports
sont permis, la majorité des femmes ne souffrent nullement de
syndrome pré-menstruel et il existe aujourd’hui des moyens
de protection efficaces et discrets.