Dans nos pays, vacances sont synonymes de bronzage et bonne mine.
Afin
de les préparer au mieux, nombreux sont ceux qui ont recours aux
séances préparatoires de banc solaire, d’autres compensent
leur peau d’exposition directe au soleil par un bronzage artificiel,
pensant qu’il est moins dangereux pour la peau que les rayons solaires.
Voyons ce qu’il en est.
Hommes et femmes sont sensibles tout autant à leur
bonne mine qu’à leur santé. D'où la
vogue actuelle des centres de bronzage, des lampes à bronzer,
pilules à bronzer et autres autobronzants, afin
de bronzer sans s’exposer directement aux rayons
du soleil.
Ce succès est tel que les officines de bronzage
aux ultraviolets "selfservice" se sont multipliées
sur le territoire national et que des bancs solaires sont
fréquemment proposés sur des lieux pourtant
ensoleillés.
Faut-il condamner les centres de bronzage
?
Le danger médical des ultraviolets est réel,
même si les lampes à bronzer sont en principe émettrices
d'U.V.A. éliminant les ultraviolets B ( les plus
dangereux).
Le 9 février, la Commission de la Sécurité des
Consommateurs a rendu public, un communiqué après
l'observation d'un certain nombre d'accidents.
Dans ce communiqué, elle rappelle qu'il faut proscrire
l'usage des accélérateurs de bronzage qui
peuvent conduire à de sévères brûlures,
et que l'usage des appareils à ultraviolets du commerce
est déconseillé à toute personne qui
suit un traitement médical à effet photosensibilisant.
L'accès à ces matériels doit être
réservé aux adultes et déconseillé aux
personnes à peau très claire qui bronzent
difficilement.
C'est l'occasion pour l'Euromelanoma de préciser
les bonnes pratiques. C'est vrai qu'un teint hâlé est
satisfaisant, et incline à l'optimisme. C'est vrai
aussi que, plutôt qu'une exposition brutale au soleil
au cours d'une période de vacances, une préparation
au bronzage par quelques séances d'U.V.artificiels
peut être utile.
Les dermatologues déconseillent cependant systématiquement à leurs
patients de faire des ultraviolets toute l'année.
10 séances de 15 à 20 minutes par an sont
autorisées: par exemple, 5 séances avant
de partir en vacances pour préparer sa peau et 5
au retour pour prolonger un peu le bronzage. C'est une
moyenne, bien entendu, qui peut s'adapter au cas par cas
selon le type de peau. Mais en cumulant les séances
d'exposition solaire et d'exposition aux ultraviolets artificiels,
on risque un vieillissement prématuré de
la peau, qui est la moindre des complications par rapport à celle,
beaucoup plus grave, des mélanomes.
Les pilules à bronzer peuvent être une autre
solution, mais elles ne doivent pas être associées
aux ultraviolets. Ces pilules sont à base de bétacarotène,
de vitamine E et d'huile de bourrache. Elles sont au point
et donnent pour 2 à 4 gélules par jour une
belle couleur naturelle au bout de quelque temps. Mais
si on augmente les doses on obtient une pigmentation orangée
peu naturelle et si l'on force vraiment, des troubles de
la rétine peuvent interférer avec la vision.
Que
penser des crèmes autobronzantes ?
Comme les
pilules à bronzer, elles sont aujourd'hui
correctement formulées. Seul inconvénient,
il faut les appliquer de façon uniforme, sur une
peau bien lisse, sans irrégularité sinon
on obtient des placards inesthétiques.