En cette période de l’année, nombreux sont
ceux d’entre-nous qui profitent des premiers beaux jours
pour se promener dans la nature, recommencer à jardiner,
ou encore découvrir une région en s’y baladant
tranquillement, au rythme des paysages.
Les premiers bourgeons
ont éclos, les nouvelles pousses apparaissent et c’est
un vrai plaisir de s’en approcher, en cueillir ou les
observer … Mieux vaut toutefois le faire en connaissance
de cause !
En effet, bien des végétaux peuvent causer
des réactions allergiques, d’autres contiennent
des substances toxiques ou brûlantes, lorsqu’ils
ne sont pas vénéneux.
Celles qui brûlent
La berce géante du Caucase, inoffensive à l’ombre,
libère lorsqu’elle est au soleil, une sève
pouvant provoquer des brûlures au second degré.
Les euphorbes, elles aussi, sous l’action du soleil,
libèreront de leurs tiges blessées, un latex
très corrosif. Le même phénomène
est observé avec certaines variétés
de millepertuis.
De même, le ficus benjamin, lorsqu’il est coupé libère
un latex blanc qui peut provoquer des brûlures de la
peau.
Ces brûlures, pouvant atteindre le second degré seront
soignées comme les autres brûlures : pommade
type Flammazine ou Mytosil, gaze grasse et pansement occlusif.
Si des cloches sont ouvertes, désinfecter pour éviter
toute surinfection. Attention, si les yeux ont été atteints,
il est recommandé de se rendre aux urgences s’ils
brûlent toujours après rinçage abondant.
Il
n’y a pas que les orties qui sont urticantes !
L’urticaire, réaction allergique de la peau,
se manifestant par des démangeaisons intenses au niveau
de « plaques » rouges et gonflées, doit
son nom aux orties. En effet, les orties, on le sait, provoquent
dès qu’on les touche une réaction de
la peau : ça chatouille intensément !
Heureusement, cette réaction disparaît en quelques
heures.
D’autres plantes provoquent aussi de l’urticaire
de contact : il s’agit des primevères, de la
bourrache ou certaines variétés de lierre !
Certaines variétés de gazon peuvent également être à l’origine
de ce qu’on appelle la dermite des prés.
Allergiques
: c’est reparti pour un tour …
Eh oui, avec le printemps, c’est le retour du rhume
des foins : yeux qui coulent et chatouillent, salves d’éternuements,
nez qui coule sans discontinuer…
Les responsables, ce sont les pollens qui sont respirés
et entraînent, chez les personnes sensibles aux allergies,
une réaction des voies respiratoires.
Dès le mois de mars, ce sont les pollens d’arbres
( bouleau, aulne, charme, noisetier,…) qui volent à tout
vent ; ensuite, les pollens de graminées ( herbe,
gazon) prennent le relais.
On évitera donc, si on souffre du rhume des foins,
de tondre le gazon, de sortir à l’extérieur
par grand vent, d’aérer les chambres par temps
sec et venteux … tous les moyens d’éviter
de respirer des pollens !