Une molécule prometteuse contre les risques de
l’obésité
C’est à l’occasion de la réunion
annuelle de la Société Belge de Cardiologie
début février que les cardiologues de notre
pays ont découvert les résultats prometteurs
d’une nouvelle molécule, destinée à contrôler
l’obésité, principalement dans le but
de diminuer les accidents cardiovasculaires.
C’est le professeur Van Gaal, belge mais de réputation
internationale, qui a présenté avec enthousiasme
les résultats d’une énorme étude
dans le domaine de la prévention cardiovasculaire
via le contrôle de l’obésité.
On le sait, l’obésité touche chaque
année un nombre croissant de personnes, atteignant
des proportions réellement inquiétantes
dans les pays industrialisés. On connaît également
désormais avec certitude le lien entre les accidents
cardiovasculaires ( infarctus du myocarde, attaques cérébrales,
crises cardiaques, …) et la présence de
facteurs de risque dont l’obésité.
Le contrôle de l’obésité est
donc de nos jours une évidence et une priorité pour
l’ensemble des chercheurs et des médecins
de notre pays.
Différents types d’obésité
L’obésité est habituellement définie
par une mesure indirecte de la quantité de graisse,
le Body Mass Index ou BMI. Il s’agit du poids (
en Kg) divisé par la taille ( en cm) au carré.
L’OMS a défini le surpoids comme un BMI
supérieur à 25 et l’obésité comme
un BMI supérieur à 30.
Cependant, cette mesure ne tient pas compte de la distribution
de la graisse corporelle, elle ne prend en compte que
le poids total.
Or, on sait avec certitude depuis peu que le risque cardiovasculaire
est essentiellement lié, non pas au poids total,
mais à la quantité de graisse abdominale
!
C’est ainsi que le même OMS a établi
une augmentation du risque de faire un accident cardiovasculaire
chez les hommes dont le tour de taille dépasse
102 cm et chez les femmes dont il dépasse 88 cm.
En
effet, l’obésité au niveau du
ventre ( abdominale) est le résultat de l’accumulation
de cellules de graisse ( les adipocytes) au niveau de
la peau du ventre, des organes internes ( estomac, foie,
intestins) et de leur contour ( poignées d’amour.
L’étude du métabolisme graisseux
a permis de démontrer que la graisse des organes
internes, charriée par la circulation, était à l’origine
de nombreux « bouchons » de la circulation
sanguine et donc d’accidents d’oxygénation
cardiovasculaires.
Une nouvelle molécule à l’étude
Les
résultats d’une nouvelle étude
réalisée auprès de plus de 3000
patients à risque ont confirmé ceux déjà connus à propos
d’une nouvelle molécule : le rimonabant.
Il s’agit du premier représentant d’une
nouvelle classe de médicaments, agissant de manière
tout à fait différente des « habituels » amaigrissants.
Ce qu’on vise ici, ce n’est pas un amaigrissement « miracle » ni
rapide mais plutôt continu et stable, de manière à réellement
contrôler, à long terme, le risque cardiovasculaire.
Et
les résultats, après deux ans de suivi,
confirment bien les qualités de ce futur médicament
: les patients voient leur poids diminuer mais surtout
leur tour de taille !
De plus, on a constaté une augmentation de leur « bon » cholestérol
( le HDL cholestérol) et une diminution du mauvais
ainsi que des problèmes de métabolisme
des sucres !!
En attendant
En attendant la mise sur le marché de ce nouveau
produit, vous pouvez déjà mesurer si vous êtes à risque – pour
rappel : 102 cm de tour de taille pour les hommes et
88 cm pour les femmes – et prendre des mesures
urgentes pour gagner des trous à votre ceinture …