Autour de la cinquante et unième année, la
sécretion hormonale des ovaires s'arrête chez
la femme.
A partir de ce moment, la production d'estradiol
s'interrompt avec comme conséquence, l'atrophie de
la muqueuse utérine et la fin du cycle menstruel.
Les modifications hormonales peuvent s'accompagner des plaintes
typiques telles que les bouffées de chaleur pouvant
s'accompagner de transpirations abondantes et plus tard,
lors de la fin de la période de transition peut survenir
une sècheresse des muqueuses vaginales.
Pour des symptômes tels que la fatigue, les modifications
de comportement dépressifs, les plaintes musculaires
et articulaires, la relation directe avec les changements
physiologiques durant la période de transition est
moins claire.
Des oestrogènes sont administrés pour réduire
ces symptômes pénalisants de la période
de transition mais leur usage devrait être limité aux
femmes qui sont quotidiennement et fortement dérangées
par les bouffées de chaleur.
L'utilisation des oestrogènes remboursés (1)
est en diminution depuis 1997. Ils ne représentaient
plus en 2003 que 75% du niveau de 1997 (la baisse ponctuelle
des oestrogènes conjugués en 2000 est la conséquence
du retrait temporaire (durant quelques mois) de la spécialité Prémarin
du remboursement). Depuis 1997, les coûts ont baissé de
22%. Inversément, l'utilisation de la tibolone (spécialité Livial,
non remboursée et par conséquent absente des
statistiques Pharmanet) augmente (croissance de 258% entre
1997 et 2003 - source : IMS).
Comme attendu, 46,1% de ces médicaments sont prescrits à des
femmes entre 41 et 60 ans et 48,1% à des femmes entre
61 et 80 ans. 3,55% de l'utilisation est le fait de femmes
de 81 ans et plus.
Contrairement à d'autres médicaments courants,
les généralistes ne prescrivent que 66% de
ces spécialités, tandis que les gynécologues
sont à l'origine de 27,2% des prescriptions.
Ces chiffres
sont à interpréter en fonction
de l'évolution des prescriptions vers les systèmes
transdermiques qui ne sont pas remboursés (et n'entrent
donc pas en ligne de compte dans nos calculs).
(1) Seules
les formes orales des oestrogènes sont
remboursées; ce n'est pas le cas des systèmes
transdermiques