Une infection nosocomiale est une infection qui trouve
son origine dans un hôpital ou tout autre établissement
de soins alors que l’infection était absente
lors de l'admission du patient.
Cette infection peut
se déclarer durant le séjour ou après
la sortie de la personne alors que le patient avait été admis
pour d’autres raisons médicales.
Les personnes âgées sont plus vulnérables
aux infections dû au vieillissement de leur système
immunitaire, elles sont d’autant plus sensibles
aux infections nosocomiales.
Ce type d’infection prolonge la durée de
séjour dans l’établissement de soins,
mais peut être la cause de handicaps ( ex : ablation
d’un membre suite à une infection ), du
décès du patient suite à une septicémie.
En Belgique, 2.800 personnes contractent annuellement
une infection nosocomiale.
Certains services présentent plus de risques par
rapport à ce type d’infections : les services
de chirurgie (introduction de sondes et de cathéters,
incisions, sutures…), les services de soins pour
les brûlés, les services de soins intensifs
et de réanimation, de cancérologie, d’hématologie,
de dialyse et bien entendu les services où sont
soignés les bébés et les jeunes
enfants.
Les infections nosocomiales peuvent contaminer le patient
et atteindre l’organisme de différentes
manières :
les plaies opératoires, infections sur cathéter,
les voies urinaires, le système sanguin, les voies
respiratoires, la peau, les yeux, les parties génitales,
le système digestif, le système nerveux
central…
Pour diagnostiquer une infection nosocomiale, il faut
attendre de 48 à 72 heures entre l'entrée
du patient dans l’établissement de soins
et le début de l'infection afin d’établir
une relation entre l’infection et l’institution.
Les principales causes d’apparition des maladies
nosocomiales sont multiples :
le patient est en contact avec d’autres malades,
visiteurs, personnel soignant porteurs de germes
le malade peut être contaminé lors d’une
intervention chirurgicale, lors des soins post-opératoires
( actes chirurgicaux, soins de plaies, perfusion…)
le patient porteur de germes non pathogènes
peut développer une infection liée à ses
conditions de soins
la prescription d’antibiotiques entraînant
la sélection de souches résistantes.
le système immunitaire dont le rôle est
de protéger des bactéries, des virus et
autres organismes pathogènes est affecté,
le patient est de ce fait plus sensibles aux infections.
La transmission de germes se fait essentiellement par
les mains des personnes se trouvant en contact avec le
patient, via le matériel médical utilisé lors
des soins, les objets, linges, accessoires mis à la
disposition du malade.
«
Mieux vaut prévenir que guérir » Quelques conseils
L'hygiène : se laver les mains avant tout !
Le personnel soignant prendra toutes les mesures nécessaires pour éviter
les risques de contamination au sein de l’institution : hygiène
des mains, stérilisation des instruments, des vêtements de travail,
port du masque, de gants, nettoyage des surfaces et des locaux, lors des soins,
mesures d’écartement de certains patients…
De votre côté, en tant que visiteur, vous pouvez aussi contribuer à la
prévention des infections nosocomiales grâce à de simples
précautions.
Lavez-vous les mains soigneusement avant et après tout contact avec le
patient, faites de même pour vos enfants.
Evitez d’entrer en contact avec les objets personnels du patient : verre,
assiette, drap, essuies, toilettes...
Un Comité d'Hygiène Hospitalière, présent au sein
des hôpitaux est chargé d'organiser la surveillance des infections
nosocomiales et de prendre les mesures adéquates pour les prévenir
ou les combattre.
Des mesures d’hygiène spécifiques sont prises dans certains
services, lors de la pratique d’examens, d’interventions. Certains
malades bénéficient de précautions particulières
afin d’éviter la transmission de germes et la contamination, soit
pour les protéger des infections, soit en les écartant d’autres
malades parce qu’ils présentent eux-mêmes des risques de contamination.