Avec les premiers examens et évaluations, la période
des fêtes
est aussi pour nos enfants en âge d’école primaire, un premier
constat de leurs capacités et difficultés … Quelles sont
les premières choses auxquelles il faudrait penser, les personnes chez
qui s’adresser, en cas de difficulté scolaire de l’un de vos
enfants ? Petit tour d’horizon.
Avant de se fâcher, de s’alarmer inutilement,
une série de réflexions devraient être
faites face à des difficultés scolaires d’enfants.
Penser à rechercher un déficit de l'audition,
un trouble visuel, une mauvaise structuration corporelle
(droite-gauche, coordination des mouvements), une mauvaise
structuration temporo-spatiale. Il s’agit là des
causes les plus fréquentes de difficultés
lors des deux premières années primaires,
un petit check up médical n’est donc certainement
pas superflu.
Penser à une anomalie du développement
du langage :
anomalie de l'articulation des mots, pauvreté du
vocabulaire
dyslexie.
Le lagopède, attaché à l’école
ou non, pourra rapidement vous aider.
Analyser l'organisation de la journée:
trajets scolaires
trop longs entraînant fatigue
et perte de temps.
excès d'activités extra-scolaires (sport
intensif, musique, jeux divers...) : on ne peut pas tout
faire dans la vie, il faut faire des choix.
manque de sommeil : le besoin de sommeil est très
variable d'un individu à l'autre mais schématiquement
compter 12H avant 7-8 ans,10 à11H avant 11 ans,
9 à 10H avant 15 ans
La fatigue quelle qu'en soit la cause entraîne un
déficit de l'attention et de la mémorisation.
En cas de fatigue inexpliquée, rechercher une
maladie sous-jacente.
La concentration est-elle bonne ? : c'est la qualité du
travail qui prime souvent sur la quantité ; travailler
dans un endroit bruyant ou agité n'est pas l'idéal,
de même que travailler en écoutant de la musique
ou en regardant la télé...
Penser à une difficulté affective :
opposition à tout ce qui vient de l’école
? (indiscipline, provocations, délinquance).
phobie ( peur ) scolaire, phobie d'un enseignant
mal perçu
(à tort ou à raison) avec réaction
d'anxiété si on essaie de forcer l'enfant.
dégoût de tout et de ce qui est scolaire en
premier, chez un enfant déprimé.
inhibition de l'enfant timide, trop sage, replié sur
lui-même, craignant l'enseignant et l'échec.
enfant surprotégé ou au contraire plus ou
moins abandonné à lui-même
anxiété liée à la difficulté de
la séparation entre 5 et 7 ans.
enfant instable, hyperactif qui ne peut rester pas en place
ou fixer son attention.
Existence d'un problème familial : divorce, alcool,
drogue, chômage, violences.
Ce n’est qu’après avoir analysé ces
causes possibles qu’on pourra rechercher
un déficit
intellectuel par un test de Quotient Intellectuel:
débilité mentale légère correspondant à un
Q.I. situé entre 65 et 80.
séquelles de lésions cérébrales à la
naissance.
déficience mentale avec anomalies morphologiques.
On le voit, le plus souvent, une petite mise au point
médicale
ou/et une modification de l’organisation de la vie
quotidienne sont souvent suffisantes pour aider nos chers
petits à ramener des beaux bulletins…