Cancer
du col de l’utérus : mieux comprendre
pour mieux prévenir !
Le
cancer du col de l’utérus est, après le cancer du sein
et du poumon, un des cancers féminins les plus fréquents. On
sait que le dépistage précoce est un des plus importants facteurs
de diminution de la mortalité, de nombreuses études tentent de
dresser le portrait de la femme à risque élevé de manière à intensifier
la prévention et le dépistage de ce cancer.
Le cancer du col de
l’utérus est, après le cancer du sein
et du poumon, un des cancers féminins les plus fréquents. On
diagnostique 600 nouveaux cas chaque année en Belgique et 150 décès
annuels lui sont attribués.
Il s’agit d’un cancer d’évolution lente, son développement
peut prendre 10 à 15 ans et les symptômes ne se manifestent souvent
que quand il s’est déjà étendu ( c-à-d quand
le vagin ou même la vessie sont déjà atteints. C’est
pourquoi le dépistage par frottis est primordial en matière de
prise en charge rapide.
Facteurs de risque Dans le but de mieux cibler les patientes à dépister et de comprendre
le processus de la maladie afin de la traiter, de nombreuses études – appelées épidémiologiques-
concernent le profil de risque de la maladie.
On sait que le facteur héréditaire est important : des antécédents
dans la famille augmentent le risque mais de façon moins importante
que pour le cancer du sein.
Une étude américaine, récemment publiée dans le
Journal of the National Cancer Institute, et portant sur un suivi durant 18
ans ! concluent à un facteur de risque majeur : l’obésité.
Les femmes obèses courent un risque 2 à 4 fois plus élevé que
les autres de contracter un cancer du col de l’utérus. De plus,
il est apparu que celles qui pratiquent plus d’une heure d’activité physique
par jour réduiraient leur risque de 50% par rapport à celles
qui à celles qui ne « bougent » qu’une demi-heure
par jour.
Une autre importante étude épidémiologique européenne
( université de Maastricht), portant sur un suivi de 20 ans, arrive
au même type de conclusion : « le risque de cancer du col de l’utérus
est plus élevé chez les femmes présentant une surcharge
pondérale ou en manque d’activités physiques. »
Autre conclusion plus étonnante confirmée par cette étude
: les femmes de grande taille présentent un risque plus élevé ;
les femmes mesurant plus de 1.75m courent 2.5 fois plus de risque que celles
qui mesurent moins d’1.60m.
Dépistage Le plus souvent, lorsqu’une tumeur est détectée, on procède à l’ablation
de l’utérus
( hystérectomie) et à la résection des ovaires. Les gynécologues évaluent à 60-
75% la chance de guérison si la tumeur est limitée à l’utérus
; c’est dire l’importance d’un dépistage précoce
!
C’est pourquoi on n’insistera jamais assez sur l’importance
d’une visite de contrôle régulière
( même si tout va bien) chez son gynécologue à partir de
la puberté.
A tout ceci il convient tout de même d’ajouter une bonne nouvelle
: une équipe de chercheurs belges de l’université de Louvain
a annoncé la découverte d’un vaccin contre le cancer du
col de l’utérus. Ce vaccin est actuellement à l’essai
chez des volontaires et on peut espérer, si les résultats prometteurs
se confirment, une mise sur le marché de ce vaccin d’ici deux
ans.