Alors
qu’on apprenait officiellement de nouveaux décès d’enfants
causés par la grippe aviaire en Thaïlande, c’est à Zaventem
qu’ont été mi-octobre capturés trois aigles, qui,
après dissection, ont bien été confirmés atteints
de la grippe asiatique !
Des mesures urgentes d’abattage des volailles dans un rayon à risque
ont immédiatement été prises.
Mais devons - nous craindre quelque chose ?
L’épidémie de grippe aviaire qui a touché l’Asie
est-elle dangereuse pour l’homme ?
On constate en tout cas que c’est
une préoccupation majeure des responsables de la santé dans le
monde entier car l’atteinte de l’humain pourrait avoir des conséquences
générales et à moyen terme très catastrophique.
Tout
a commencé en Corée du Sud, fin 2003. En quelques semaines,
des milliers de poulets ont été contaminés par un virus
de type influenza ( celui de la grippe) particulièrement virulent. Il
s’agissait d’une nouvelle souche ( un mutant) de ce virus, baptisée
H5N1. Très vite, tous les pays environnants ont été touchés,
l’épidémie s’est propagée à la vitesse
de l’éclair : à la mi-février, des dizaines de millions
de volailles étaient mortes ou avaient été abattues pour
enrayer la propagation de l’épidémie.
Quelques milliers d’humains ont été contaminés et
près de 300 décès ont été attribués à cette
infection virale.
Quel risque pour l’homme ?
Le risque redouté par les autorités de santé publique
est l’épidémie de cette grippe meurtrière ; c’est
ce qu’on appelle une pandémie.
La grippe « banale » tue chaque année dans notre pays plusieurs
dizaines de personnes âgées ou fragiles. Si l’organisme
est contaminé par une souche mutante, à laquelle le système
immunitaire n’est pas préparé, le risque est beaucoup plus
important ! Souvenons - nous des tristement célèbres grippe espagnole
et grippe de Hong Kong, responsables de pandémies importantes !
Que faire
?
Les variations ( mutations) du matériel génétique des
virus de la grippe sont très fréquentes. C’est ce qui explique
que la vaccination contre la grippe est différente et doit être
refaite chaque année, après que les scientifiques aient déterminé quels
types de virus ont le plus de chance d’être virulents l’année
suivante.
C’est l’Organisation Mondiale de la Santé qui coordonne
la surveillance des infections virales dans le monde, l’isolement des
souches en cause et la mise au point de vaccins spécifiques.
Dans le cas de la grippe aviaire, la souche H5N1 mute très rapidement
et possède la propriété d’acquérir les gènes
d’autres virus qui infectent l’homme ; en quelque sorte, il se
cache, se déguise en virus « connu « et le système
immunitaire ne le reconnaît pas comme « nouveau dangereux. C’est
ce qui explique, d’une part, sa virulence et, d’autre part, le
risque de voir se propager l’épidémie d’un homme à l’autre.
En
conclusion
Se faire vacciner chaque année, càd contre les souches les plus
récentes, est bien sûr le meilleur moyen de se protéger.