Dans
notre société actuelle, où l’apparence
est primordiale, il peut être psychologiquement difficile
d’offrir au premier regard des autres, un crâne
dégarni. Quand l’origine de la chute est médicale
ou médicamenteuse, il existe, en général,
des solutions facilement accessibles. Cependant, certaines
origines relèvent quasi uniquement d’un traitement
chirurgical.
C’est le cas des alopécies dites
androgénétiques (voir plus loin) et des alopécies
cicatricielles.
Déjà dans les années trente, la chirurgie
commence à s’intéresser au problème.
L’idée de prendre des cheveux d’un sujet
et de les transplanter chez ce même patient est déjà d’actualité.
Depuis, les techniques n’ont fait qu’évoluer,
et nous sommes passés de greffons de plusieurs millimètres
de diamètre (5 à 6 cm) à des greffes
cheveu par cheveu. Actuellement, la technique permet un résultat
naturel.
L’alopécie androgénétique
Il faut
la conjonction de trois conditions pour expliquer cette alopécie.
La première est une prédisposition génétique
et donc héréditaire. Pour avoir une idée
de l’évolution de votre calvitie, il suffit
de regarder vos parents ou grands-parents.
La deuxième, est la présence d’androgènes
(hormones mâles). Même les femmes en fabriquent
un peu.
La troisième est la présence de récepteurs,
qui permettent aux androgènes d’avoir une
action sur les cheveux.
Les cheveux de la partie supérieure du crâne
possèdent plus de récepteurs que les autres.
Sous l’action des androgènes, leur cycle de
croissance va être accéléré, et étant
donné le nombre de cycle limité, il arrive
un moment où la repousse est impossible.
La différence de répartition des récepteurs
explique donc que la partie supérieure du crâne
est plus vite chauve que la couronne.
Les indications de la
micro-greffe capillaire
Nous avons
vu que l’alopécie androgénétique
masculine et féminine correspond à la demande
la plus fréquente d’une greffe capillaire. Cependant,
d’autres situations peuvent en bénéficier.
Les cicatrices de lifting ou les séquelles de brûlures
sont de bonnes indications. D’autres parties du corps
peuvent être greffées. La greffe des sourcils
est assez fréquente mais il est possible aussi de
greffer une barbe, un torse ou un pubis dégarni. Les
structures pileuses greffées étant des cheveux,
il faudra les tailler régulièrement, quelle
que soit la localisation.
La technique opératoire
Il s’agit de réimplanter chez un sujet, ses
propres cheveux. Ceux-ci sont fournis par une bande de cuir
chevelu prélevée à la partie postérieure
du crâne, partie où il existe peu de récepteurs
androgéniques. Gardant leurs propriétés,
les implants n’auront pas tendance à tomber.
Cette
bande est alors découpée en petits morceaux
de un à quatre cheveux maximum. Ces implants soigneusement
manipulés, sont alors réimplantés dans
de petites fentes pratiquées dans la partie dégarnie.
L’opérateur devra respecter l’inclinaison,
la répartition et l’orientation des cheveux
naturels.
Les cheveux réimplantés tombent dans les quatre
semaines qui suivent mais repoussent vers le troisième
mois à une vitesse de 1 cm par mois. L’effet
est déjà bien visible six mois après
l’intervention.
En pratique
La technique ne nécessite pas d’hospitalisation
car l’anesthésie reste locale. De ce fait, le
patient doit manger léger avant l’intervention
et il rentre directement chez lui ensuite, avec l’aide
d’un accompagnant. La durée de l’intervention
dépend du nombre d’implants mis en place, mais
il faut savoir que pour mille greffons, il peut être
nécessaire de travailler quatre à cinq heures.
Les
résultats
La technique consiste donc à une meilleure répartition
des cheveux restants, chez une personne déjà dégarnie.
Il est impossible de recréer une chevelure abondante
mais la greffe a une forte influence d’un point de
vue esthétique. Il est possible de répéter
les séances de manière à accentuer la
densité.
Conclusion
Grâce à une équipe compétente
et à la mise en place de petits greffons d’un
maximum de quatre cheveux, il est possible actuellement,
de donner un aspect tout à fait naturel à des
greffes capillaires. Même pour une personne exercée,
il est difficile de détecter la chevelure greffée.
Dr
Laurent Gorlier
Pour de plus amples informations, visiter
le site : www.greffecapillaire.be
Ou renseignez-vous aux endroits suivants:
Clinique Grand Roi,
Place du Roi Vainqueur, Etterbeek