C’est un professeur de l’université de
Liège, Yves Henrontin, qui vient de mettre au point
le dépistage de l’arthrose par l’analyse
du sang. Une avancée incontestable dans le diagnostic
d’une maladie qui touche un tiers des baby-boomers
et plus des deux tiers des seniors de plus de 65 ans. Explications.
Petit rappel. L’arthrose est une maladie du cartilage
trop souvent associée au vieillissement. C’est
en réalité une inflammation des articulations.
Oui, c’est vrai, le vieillissement accéléré du
cartilage - tissu élastique qui recouvre les os au
niveau des articulations – débouche sur l’arthrose.
Mais toutes les personnes de 60, 70, 80 ans et plus, n’ont
pas automatiquement de l’arthrose. Mieux : chez certains,
ce tissu vivant se renouvelle sans problème. Et, grâce
au cartilage, leurs os continuent de glisser parfaitement
en absorbant les petits chocs.
En réalité, la médecine s’est
longtemps fourvoyée en pensant que l’arthrose était
le résultat d’une usure. A présent, cela
ne fait plus aucun doute, on sait que le cartilage est détruit
par une sorte d’inflammation chronique.
Auparavant, il était nécessaire d’appeler
la technique au secours pour diagnostiquer l’arthrose.
Rayons X ou résonance magnétique ne seront
bientôt plus nécessaires grâce à la
découverte du professeur Yves Henrontin. Ce dernier
savait que la dégradation du cartilage des articulations
disperse des peptides dans le sang. Restait à les
repérer. C’est désormais chose faite
grâce à leur dosage.
Si l’arthrose ne se guérit pas encore, il faut
néanmoins mettre l’accent sur l’importance
d’un diagnostic rapide. Associé aux médicaments à action
lente et, bien entendu, au travail du kiné, il permet
au patient de moins souffrir et d’avoir une qualité de
vie acceptable.
Bref, la découverte de Yves Henrontin,
qui vient d’être couronnée du prix De
Cooman 2006, est une avancée biomédicale de
première importance.
Source
:Association Parkinson ASBL,
Rue Champs des Alouettes, 70A
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Tél. 085/51.91.09 Site
de l'Association Parkinson