Quelque 940 décès en Belgique ont été constatés
en juin et juillet 2006 chez les plus de 65 ans à la
suite des pics élevés de températures
et d'ozone. Ce premier bilan de la surmortalité en période
de canicule a été communiqué par
le cabinet du ministre de la Santé publique Rudy Demotte.
Pour les mois de juin et juillet, l'Institut scientifique
de Santé publique (ISP) dispose de 98,8 % des
données de mortalité communiquées
par les communes belges au Registre national.
C’est
dire qu’un premier bilan peut être tiré,
même si le nombre définitif de décès
prématurés tournera « probablement
aux alentours de 940, lorsque toutes les données
en provenance des communes auront été enregistrées,
notamment les décès post-canicule enregistrés
en août », a indiqué le cabinet
de la Santé publique.
Alors qu'un nombre de décès inférieur à la
moyenne attendue a été relevé en
juin, la mortalité a excédé cette
moyenne au cours du pic de chaleur qui a frappé la
Belgique du 12 au 18 juin, avec plus de 144 décès
prématurés.
En juillet, le lien entre température, pics
d'ozone et mortalité est clair, révèle
le cabinet. Les trois grosses vagues de chaleur (du
2 au 5, du 17 au 22 et du 24 au 28 juillet) ont donné lieu,
pour tout le mois, à 739 décès
supplémentaires. Parmi ceux-ci, 501 décès
(ou 68 %) concernaient des personnes âgées
de 85 ans et plus.
C’est dire que le grand âge,
plus que tout autre, est très sensible aux vagues
de chaleur.