La
sexualité des couples de longue durée en est
encore à ses balbutiements.
Par gêne, manque
de confiance en soi, à cause de problèmes physiques,
beaucoup n'ont pas la possibilité de réaliser
leurs scénarios sexuels.
Le Dr. Harry Van de Wiel, professeur
de Psychologie de la Santé à la Faculté de Médecine
de la Rijksuniversiteit de Groningen aux Pays-Bas, a levé un
coin du voile sur les scénarios sexuels des couples
ayant une relation de longue durée (plus de 7 ans).
En effet, ce groupe est le plus confronté au risque
d'épuisement de la sexualité et il n'existe
pour eux presque pas d'informations sur la façon
de maintenir une bonne relation de couple.
Un scénario
classique Nos voisins hollandais adoptent
le plus souvent un scénario
assez standard dans lequel sont impliqués le partenaire
officiel, la chambre à coucher et le week-end. Près
de 75% des relations ont lieu entre le vendredi soir et le
dimanche soir et 44% des personnes interrogées considèrent
que le week-end est le moment idéal pour faire l'amour.
Les personnes qui ont une vie sexuelle active épanouissante
ont attribué une note de 7/10 en moyenne à la
qualité de leurs scénarios sexuels, tandis
que les autres atteignent un score de 5,6.
Les éléments
perturbateurs Les hommes autant
que les femmes sont sensibles aux facteurs néfastes. Environ 40% des éléments perturbateurs
sont d'ordre social (conflits au sein de la relation ou de
la famille, gêne et manque de communication au sein
du couple). Sans oublier les causes physiques. La maladie
est un frein à la relation sexuelle pour 16% des participants.
Pour 24%, la ménopause est un facteur dérangeant
et 21% des hommes souffrent de troubles de l'érection.
Consulter un psychologue ou un sexologue est une étape
qui est encore considérée comme trop difficile à franchir.
Le
partenaire et le médecin à l'écoute Le
vrai plaisir est-il forcément condamné à disparaître
après la passion du début? Ce n'est pas l'avis
du professeur Van de Wiel: “Celui qui s'efforce de
maintenir un dialogue sur la sexualité dans son couple
aura beaucoup plus de plaisir dans sa relation à long
terme que celui qui ne le fait pas”. Selon lui, il
faut revoir et compléter les notions d'éducation
sexuelle, qui ne traitent généralement que
d'anatomie et de moyens de contraception. Il faut aider les
gens à vaincre leur timidité afin qu'ils puissent
parler ouvertement de leurs problèmes au sein de leur
couple et avec leur médecin. Le thérapeute
doit adopter un langage à la portée de tous
et éclairer le patient sur la manière de parler
de la sexualité. Le rôle du partenaire et du
médecin sont dès lors prépondérants
dans le traitement des problèmes liés à la
sexualité. Le partenaire peut faciliter le dialogue
autour du problème dans la relation de couple afin
de maintenir la confiance et de dédramatiser la démarche
de recherche d'aide. Le médecin doit pour sa part être
plus vigilant lors de la prescription de médicaments.
Par exemple, en tenant compte des effets secondaires de certains
médicaments qui pourraient faire chuter la libido,
mais aussi en dissipant la gêne lors de la prescription
d'une pilule de l'érection.