Une proposition de loi a été déposée
en vue de réformer la procédure de divorce. La réforme suggère d’intégrer
au droit belge « le divorce pour cause de désunion
irrémédiable » comme seule cause de divorce.
Actuellement, il existe plusieurs formules de divorce: le
divorce par consentement mutuel, le divorce pour causes déterminées
et enfin le divorce suite à la séparation de
fait depuis plus de deux ans.
L’objectif visé par la réforme du divorce
est de limiter le conflit qui oppose les époux grâce à une
procédure plus humaine et plus souple, passer du "divorce
sanction" à un "divorce responsable".
La proposition des parlementaires qui prévoit une
seule cause de divorce, l’assouplissement des procédures
qui devrait aider « le couple » à dépasser
le stade du conflit pour aboutir à une situation
de séparation et de divorce consentie se présente
comme suit :
La fusion des procédures pour demander et aboutir
au divorce pour cause de désunion irrémédiable.
La désunion irrémédiable des époux
sera la plupart du temps prouvée par l’écoulement
du temps, par la réitération des faits et
propos ou encore présumée lorsque l’un
des époux prouvera qu’il existe une faute
grave dans le chef de l’autre rendant impossible
la poursuite de la vie commune.
La demande de divorce pourra toujours être introduite
par une demande conjointe des deux époux, à la
demande de l’un des deux époux, la demande
formulée par l'un des époux séparés
depuis plus de deux ans et enfin les cas où l'époux
qui demande le divorce apporte la preuve d'un fait relatif
au comportement du conjoint qui rend "raisonnablement
impossible" la poursuite ou la reprise de la vie commune.
Le divorce par consentement mutuel est une notion qui reste
intégrée dans le projet du « divorce
pour cause de désunion irrémédiable ».
La formule est toutefois assouplie : suppression de l’âge
minimum, de la durée minimale du mariage, possibilité d’entériner
les accords et poursuivre la procédure sans la reprendre
depuis le début en cas de désaccords sur
certains points.
L’ouverture du droit à la pension alimentaire
est élargi, même au conjoint qui aurait sollicité et
obtenu le divorce sans cause sauf lorsque le conjoint concerné par
le paiement de la pension alimentaire pourra apporter la
preuve d’une faute grave rendant impossible la poursuite
de la vie commune.
Le droit à la pension qui sera limité dans
le temps sera fixé par un accord entre parties ou
par le juge
En cas de non paiement de la pension alimentaire, le conjoint
créancier pourra introduire une demande au greffe
et ne sera plus obligé de faire appel à un
huissier afin d’éviter des frais de procédure.
La proposition de réforme du divorce règle
aussi les effets patrimoniaux du divorce à l'égard
des tiers.
Les parties pourront introduire de nouvelles demandes sans
frais supplémentaires. Le juge favorisera la conciliation
et le recours à la
médiation sera aussi préconisé.
Les droits et devoirs des parents à l'égard
des enfants restent inchangés.