Objectif louable au Parti Socialiste : accorder à tous,
dans cinq ans, une pension minimale de 1.000 euros pour
les isolés et d'au moins 1.200 euros pour les ménages.
Cette mesure est présentée comme l'une des
exigences des socialistes pour la prochaine législature.
C’est le président du PS, Elio Di Rupo, qui
l’a révélé devant les militants
de son parti réunis lors Etats généraux
des aînés. Le président des socialistes
francophones n’a pas manqué de revenir sur
les affaires qui ont secoué son parti. « Le
PS va continuer de sanctionner ceux qui se sont mal conduits,
a-t-il expliqué, mais il n'entend pas que d'autres
partis jettent l'opprobre sur les socialistes.
Et d’ajouter
: « Nous avons connu des temps plus faciles mais
on ne peut pas comme certains partis, avec une inélégance
qui me gêne, faire porter l'opprobre sur toute la
famille socialiste. Toutes les familles politiques ont
connu leurs difficultés et, depuis que je suis président,
je me suis toujours abstenu de dire aux responsables des
autres partis que toute leur communauté était
mise en cause parce que l'un ou l'autre avait fauté .»
Les observateurs noteront que cet objectif d’une
pension minimale à 1000 euros vient à point
nommé pour donner un bol d’air au parti socialiste,
lequel traverse une période tumultueuse de son histoire.
Reste qu’il est temps, comme l’a fait Elio
Di Rupo, de se préoccuper de la sécurité sociale.
«
Nous
devons élargir le système VIPO, a-t-il plaidé,
car nous estimons que seul le revenu doit être pris
en considération. » Et de démontrer
que les aînés sont trop casaniers – la
moitié d’entre eux ne pratique aucune activité culturelle.
De son côté, Philippe Courard, le ministre
des Affaires intérieures, a révélé qu’il
venait de signer une circulaire permettant aux communes
de créer des conseils consultatifs des aînés.
De quoi permettre d’entretenir la concertation et
le dialogue avec les seniors.