Le
retour au travail n’est plus sanctionné.
Auparavant, quiconque voulait reprendre le travail après
une période d`inactivité (prépension, chômage,
maladie) risquait de voir sa pension diminuer.
Si ces personnes reprenaient le travail, c’était
en effet le nouveau salaire perçu qui était pris
en compte pour le calcul de la pension légale.
Le dernier
traitement étant souvent inférieur au traitement
antérieur, la pension se réduisait. C’est
pourquoi beaucoup de travailleurs salariés âgés
se trouvant dans cette situation refusaient un nouvel emploi.
C'est maintenant de l'histoire ancienne.
Pour encourager
les personnes souhaitant retravailler, la pension pour la
période de la reprise du travail est calculée
depuis juillet 2000, sur la base du meilleur salaire, éventuellement
donc celui qui précédait la reprise du travail.
La mesure concerne les travailleurs salariés ayant
atteint l'âge de 50 ans et pouvant prouver un emploi
salarié d'au moins 20 ans.
Les droits de pension des travailleurs salariés
sont maintenus en cas de crédit-temps.
En décembre 2001, les partenaires sociaux ont signé
une CCT qui a instauré le système du crédit-temps
à partir de janvier 2002. Grâce à ce système,
les travailleurs salariés obtiennent le droit d’interrompre
leur carrière temporairement.
Pendant trois ans, l’interruption à temps plein
ou à temps partiel est assimilée gratuitement
– c’est-à-dire sans que l’intéressé
ne doive payer des cotisations – à une période
d’occupation pour le futur calcul de la pension. Au
niveau sectoriel et au niveau des entreprises, le crédit-temps
peut être prolongé jusqu'à 5 ans (maximum)
mais l'assimilation reste limitée à 3 ans. Ces
trois années constituent un grand assouplissement :
il s’agit d’un élargissement d’1
an de gratuité à 3 ans. La possibilité
de prolonger cette période en payant des cotisations
de régularisation sur base volontaire disparaît.
Dans le système du crédit-temps, une assimilation
gratuite est accordée pour une période de 5
ans lorsque l’occupation a été réduite
d’1/5. Cette assimilation peut être obtenue en
plus de l’assimilation des 3 ans. Comme c’était
déjà le cas auparavant (dans le système
d’interruption de carrière), une assimilation
gratuite de durée indéterminée est accordée
aux travailleurs salariés qui ont atteint l’âge
de 50 ans et qui ont réduit leur occupation soit de
50%, soit d’1/5.
Egalement un nouveau régime de sortie pour les
fonctionnaires :le capital-temps.
Début 2001, nous avons obtenu un accord avec les syndicats
de fonctionnaires sur le calcul des pensions en cas d'interruption
de carrière. L'accord offre une solution de rechange
au mode d'application de la législation sur les pensions
pour les fonctionnaires qui recourent à une Mise en
disponibilité préalable à la retraite
à l'âge de 55 ans.
Pour les fonctionnaires qui atteignent l'âge de 55
avant le 1er janvier 2002, l'ancien système est maintenu.
Le principe général du nouveau régime
est que la totalité du nombre d’années
non prestées qui peuvent être prises en considération
pour le calcul de la pension (à condition que l’on
paie les cotisations nécessaires) soit équivalente
à 20% du nombre total d’années d’occupation.
Un exemple : si une personne a travaillé 30 ans, elle
peut faire comptabiliser 6 ans pour sa pension (20% de 30).
Si cette même personne interrompt sa carrière
pendant 8 ans, seuls 6 ans seront pris en compte pour sa pension.
Ce principe général est instauré progressivement.
Pour l’agent qui atteint l’âge de 55 ans
entre le 1er janvier 2002 et le 31 décembre 2005, le
pourcentage est de 25% Pour celui qui aura 55 ans entre le
1er janvier 2006 et le 31 décembre 2010, les 25% retomberont
très progressivement à 20%.
Certaines interruptions de carrière (par ex. pour
la dispensation de soins palliatifs) ne sont pas prises en
compte. La limite de 25% est maintenue moyennant certaines
conditions pour les fonctionnaires qui ont interrompu leur
carrière pour élever leurs enfants.