PENSIONS
COMPEMENTAIRES POUR TRAVAILLEURS SALARIES
Plus
de démocratie, plus de solidarité. Le 12 juillet
2001, via une « déclaration commune » du
gouvernement et des partenaires sociaux, l’objectif de
démocratiser les régimes de pensions complémentaires,
… surtout via des plans de pensions sectoriels négociés
en CCT, a été confirmé comme partie fondamentale
de la politique des pensions :
l’objectif final doit être que l’ensemble
de la population active puisse y recourir.
De nombreux secteurs ont déjà accepté de
relever le défi . Partant des CCT conclues par les organisations
patronales et les organisations de travailleurs salariés,
il ressort à court terme que le nombre de travailleurs
salariés ayant une pension complémentaire augmente
pour passer d’un bon 30% à plus de la moitié
de la population active.
De plus, cette augmentation s’avère
surtout se situer chez les ouvriers et dans les secteurs comportant
beaucoup de petites entreprises.
Outre la mise sur pied d’une égalité
de traitement entre tous les plans de pensions, la nouvelle
législation comporte trois objectifs importants :
Développer les pensions complémentaires
en une protection sociale complémentaire, en traitant
les rentes au niveau fiscal de façon aussi avantageuses
que les allocations en capital, en prévoyant un âge
de la pension minimum de 60 ans , peu importe que l’on
travaille ou que l’on prenne sa pension, en accordant
une garantie minimale que les réserves constituées
doivent rapporter des intérêts et en donnant
des informations claires pour chacun.
Développer plus de solidarité, notamment
en garantissant une pension complémentaire en cas
de décès, d’invalidité, de maladie,
de chômage temporaire, de chômage, d’interruption
de carrière, de congé de maternité
ou en prévoyant des minima et des maxima. C’est
la raison pour laquelle deux types de plans de pensions
sont prévus :
- les plans de pension traditionnels qui correspondent fortement
aux plans de pension que nous connaissons déjà
aujourd’hui. Ils ne bénéficient pas
d’avantage supplémentaire que ce qui est déjà
d’application à ce jour.
- les plans de pension sociaux qui doivent être créés
sur la base d’une CCT et gérés de façon
paritaire. Ils ont comme caractéristique supplémentaire
un impact social puissant : ils satisfont au moins aux exigences
solidaires minimales imposées (4,4% des cotisations).
Les personnes qui ont opté pour ce type de plans
ne doivent pas payer la taxe d’assurance de 4,4% sur
les primes payées. Ils peuvent aussi être octroyés
au-dessus de la norme salariale.
Les autorités doivent veiller à
ce que les promesses de pensions soient respectées
par la constitution de réserves.
1)Avaient déjà un
plan sectoriel avant la LPC : 102.07 : Industrie des carrières,
cimenteries et fours à chaux de l’arrondissement
administratif de Tournai ; 117 : Industrie et commerce du
pétrole ; 124 : Construction ; 126 : Ameublement et
industrie transformatrice du bois ; 130 : Imprimerie, arts
graphiques et journaux ; 139 : Batellerie ; 216 : Employés
occupés chez les notaires ; 301.01 : Port d’Anvers
; 315,01 : Sabena ; 326 ; Industrie du gaz et de l’électricité
: 328.01, 02 et 03 : Sous-commission paritaire du transport
urbain et régional de la région flamande, de
la région wallonne et de la région de Bruxelles-Capitale.
Ont récemment débuté dans la philosophie
de la LPC : 105 : Métaux non-ferreux ; 111 : constructions
métallique, mécanique et électrique ;
112 : Entreprises de garage ; 120,02 : Préparation
du lin ; 149.01 : Electriciens ; 149,02 Carrosserie ; 149.04
: Commerce du métal ; 209 : Fabrications métalliques.
Prévus dans une CCT : 109 : Industrie de l’habillement
et de la confection ; 118 : Industrie alimentaire ; 120 :
Industrie textile et bonneterie ; 127.02 : Commerce de combustibles
de la Flandre orientale ; 142.01 : Récupération
de métaux ; 218 : Commission paritaire nationale auxiliaire
pour employés ; 226 : Commerce international, transport
et branches d’activité connexes.
2) Des mesures de transition qui prendront fin au plus tard
le 31/12/2009 ont été prévues.