La formation qui compte le plus de Belges au
départ est Davitamon. Coup de projecteur sur nos
espoirs durant trois semaines. Avec l’avis d’un
des directeurs sportifs en prime. Et deux constantes
au niveau des ambitions : le classement général
et les victoires d’étapes. Dans les deux
catégories, la formation belge a de sérieux
espoirs.
Wim Van Huffel
Révélation de la précédente édition,
qu’il termina 11e, sait grimper un col – et
il est à peu près le seul a tenir tête
aux meilleurs dans cet exercice. Il devra cependant confirmer,
ce qui est toujours le plus difficile. D’autant
qu’il a un point faible : le contre-la-montre.
Mais il peut tirer son épingle du jeu et finir
très honorablement, voire viser le top 10.
Christophe
Brandt
Est déjà un ancien. D’un
fifrelin, il a loupé une victoire d’étape
l’an dernier, ce qui lui a laissé un arrière-goût
dans la bouche. Mais Brandt a aussi plus d’un atout
sous la pédale. Il ne faut pas oublié qu’il
avait terminé 14e en 2004, ce qui lui laisse des
perspectives dans un rôle de joker.
Jan Kuyckx
A
déjà une victoire d’étape à son
palmarès, mais dans… le Tour de Belgique.
Le Giro, c’est évidemment une course d’un
autre calibre.
Mais il a une revanche à prendre.
Contraint au repos forcé l’an dernier à cause
d’une affaire de dopage, il a ensuite été blanchi
par la Commission disciplinaire.
Bert Roesems
Est l’homme
des chronos. A-t-il le niveau pour affronter les grosses
pointures… italiennes.
L’avenir le dira, mais il arrive très affûté sur
la course après un excellent printemps (victoire à Nokere
et belle échappée dans Gand-Wevelgem).
Il aura son utilité dans le dernier km au service
d’une certain… McEwen.
Preben Van Hecke
C’est
un peu l’inconnu
du régiment. Même si sa première
course d’étapes l’an dernier (la Vuelta)
fut encourageante, il va trouver devant lui des hommes
plus déterminés encore sur une course plus
exigeante. Sera très apprécié comme équipier
par MCEwen et Van Huffel.
Robbie McEwen
... cet Australien
qui a épousé une
Belge et habite chez nous, est le demi-Belge du groupe.
Multiple vainqueur d’étapes au Tour de France
et sur le Giro, il sera l’homme des sprints. Avec
une question à la clé : sa pointe de vitesse
ne s’est-elle pas quelque peu émoussée
? Verdict dans trois semaines.
L’avis Alan Peiper, directeur sportif
Alan Peiper
en est à sa
seconde année de directeur sportif chez Davitamon.
L’ancien coureur australien estime que le métier
entre bien, même s’il a encore des choses à apprendre.
« Avec
McEwen, nous avons un coureur de première force
dans les rangs pour les arrivées au sprint, estime-t-il.
Il est beaucoup plus difficile de briller contre le chrono.
En montagne ? On verra comment notre espoir Wim Van Huffel
tirera son épingle du jeu. Mais je le répète,
notre première ambition, ce sont les victoires d’étapes
avec McEwen. »