Cette question s'adresse aux personnes qui étaient
jusqu'alors sédentaires ou qui ont interrompu une
pratique sportive depuis plusieurs années.
A cet âge,
le corps commence à se modifier, l'embonpoint se manifeste
et les risques pour la santé sont pris très
au sérieux. Rien d'étonnant à ce que
les quadragénaires soient pris d'une frénésie
sportive.
A quarante ans, notre corps n'a plus la même résistance
face à l'effort et aux traumatismes. Alors, avant
de se lancer dans une activité sportive, mieux vaut
prendre quelques précautions.
Les bons choix
Les sports d'endurance sont particulièrement adaptés.
En effet, vers la quarantaine, l'effort peut être
maintenu plus longtemps, mais avec moins d'intensité.
Il faut donc privilégier l'endurance, au détriment
de la force. Ainsi par exemple, la course de fond ou de
demi-fond est bien plus adaptée que le sprint. De
la même façon, ménagez-vous en privilégiant
par exemple le jeu à quatre au tennis ou au badminton.
Le sport en club est préférable, même
pour les sports individuels comme la natation ou la randonnée,
car vous bénéficierez d'un encadrement technique,
de conseils et de soutien.
Une période préalable de remise en forme
est souvent nécessaire. La fréquentation
d'une salle de gym durant quelques mois est une très
bonne solution. Alternez les exercices de type cardio (vélo,
rameur, tapis de course…) et musculation. L'objectif
est de réveiller et de remettre en forme progressivement
votre corps.
Examens préalables
Le bilan général de santé est identique à celui
de tout sportif demandant un certificat de non contre-indication,
mais avec une attention particulière portée à certains
points.
L'électrocardiogramme (ECG) est systématique
afin de dépister d'éventuels troubles cardiaques.
Il peut être complété par une échocardiographie.
L'épreuve d'effort est également indispensable à la
pratique de sports assez intenses. Elle permet de dépister
précocement une maladie cardiaque débutante.
L'épreuve consiste à pédaler sur un
vélo tout en enregistrant un ECG et en mesurant
la pression artérielle. La résistance opposée
au pédalage augmente progressivement et le patient
doit donc forcer de plus en plus. On peut ainsi voir si
l'effort risque d'entraîner des troubles du rythme
cardiaque, un état de pré-infarctus ou une
hypertension artérielle.
Les articulations qui portent
le poids (hanches, genoux, chevilles) peuvent présenter
des séquelles
de traumatismes ou un début d'arthrose visible sur
une radiographie. Dans ce cas, des sports assis comme le
vélo, le kayak, l'aviron, l'équitation ou « portés » comme
la natation sont conseillés.
Se préparer à l’épreuve d’effort
Avant
de subir une épreuve d'effort :
évitez tout entraînement
intensif la veille ;
prenez un petit-déjeuner normal ou un déjeuner
digeste ;
évitez tout excitant (café, thé,
chocolat, colas, alcool, tabac…) ;
apportez avec vous
une tenue de sport (short, chaussettes et chaussures,
T-shirt), ainsi qu'un nécessaire
de toilette (gel douche, serviette…) ;
apportez l'ordonnance
et le courrier de votre médecin,
votre carte SIS, les résultats d'éventuels
examens complémentaires ;
si vous avez récemment souffert d'une maladie infectieuse
sévère (comme la grippe par exemple), il
est préférable de reporter l'épreuve
d'effort.
Le cas des anciens sportifs
Les anciens sportifs commettent
souvent l'erreur de reprendre le même rythme d'entraînement qu'autrefois.
Or les capacités de leur organisme ayant diminué,
les risques d'accident cardiaque ou locomoteur ne sont
pas négligeables.
Il est essentiel de passer par une phase de nouvel apprentissage,
de refaire des exercices éducatifs et de se fixer
des objectifs progressifs. Parfois, il est préférable
de se lancer dans un sport qui n'était pas pratiqué autrefois.