La Netiquette : savoir-vivre et courtoisie de l’Internet
(partie 1)
S’il n’est pas question de smoking, nœud papillon
et autres robes de soirée pour s’installer devant
son ordinateur et surfer sur Internet, il existe toutefois un
ensemble de règles de bonne conduite, constituant ce
qu’il est convenu d’appeler la Netiquette.
Toutes les catégories d’intervenants sur la Toile
se doivent de la respecter, quel que soit leur statut : utilisateurs,
gestionnaires de sites, prestataires de services, fournisseurs
d’accès…
Ce n’est évidemment pas un législateur au
pouvoir planétaire qui a rédigé, d’un
coup sec, ce code de bonne conduite appelé la netiquette
et les lois nationales régissant l’usage du Net
varient de pays à pays.
C’est l’usage quotidien
de l’Internet par des milliers d’utilisateurs qui
a permis la mise en page progressive de ces règles permettant
une vie harmonieuse sur le WEB.
La Netiquette, ça commence dès le premier
jour où vous vous raccordez à la toile via un
fournisseur d’accès : souvenez-vous ! Vous avez
eu à lire un long avis avec de multiples conditions
avant de cliquez la touche « j’accepte »
! Vous avez bien lu, n’est-ce pas, avant de marquer
votre accord ? Si oui, vous avez accepté de respecter
un panel de règles de la netiquette, que votre fournisseur
d’accès a fait siennes.
Nous n’évoquerons que quelques-uns de ces principes
de netiquette dans notre rubrique « Internet facile
? ». Pour en savoir plus, il vous suffira de pianoter
le mot « netiquette » sur l’un ou l’autre
moteur de recherche (google, altavista, …). C’est
là que, nous-mêmes, nous avons révisé
cette vaste matière pour vous en livrer un utile écho
(mais en respectant d’emblée un commandement
fondamental de la netiquette : nous n’avons pas plagié,
encore moins copié-collé).
Aujourd’hui, nous aborderons les règles à
respecter par l’utilisateur dans le cadre d’une
communication bilatérale, de personne à personne,
via un courrier électronique (un courriel en français,
un mail en anglais). Dans un prochain article, nous verrons
les règles applicables lors d’une conversation
(un talk), puis, ultérieurement, les consignes applicables
lors d’échanges multilatéraux (groupes
de discussion, news, …)
Quelques pistes pour respecter la netiquette en matière
de courriers
La communication de personne à personne est comparable
à un face-à-face, à un dialogue classique,
à la différence près (et elle n’est
pas négligeable !) que les intonations de la voix et
la gestuelle de communication ne sont plus là pour
appuyer ou nuancer nos propos. Les habituelles règles
de courtoisie que vous appliquez dans vos relations avec autrui
restent donc de mise sur l’internet, en toute circonstance.
En premier lieu, ayez toujours à l’esprit
qu’un courriel est aussi peu confidentiel qu’une
carte postale et peut donc toujours être aisément
lu par d’autres que vous et son destinataire;
Si vous envoyez et recevez des courriels privés
depuis l’ordinateur de votre lieu de travail, assurez-vous
que votre employeur n’en prend pas ombrage et ne s’autorise
pas à vérifier tout ce qui arrive dans votre
messagerie. Et même si votre patron est tolérant
en la matière, pensez que des indiscrétions
sont toujours possibles de la part de collègues,
notamment lorsque l’entreprise dispose d’un
intranet et qu’un autre que vous peut accéder
à votre messagerie;
Soyez respectueux des droits d’auteur de ce que
vous reproduisez. La plupart des pays disposent de législations
répressives en matière de droits d’auteur;
Quand vous faites suivre ou que vous re-postez un message
reçu, n’en modifiez jamais les termes. S’il
s’agit d’un message personnel, ne le faites
suivre qu’avec l’autorisation préalable
de son auteur. Si vous n’en donnez que des extraits
ou en faites un résumé, procédez comme
vous le feriez sur une simple feuille de papier : guillemets,
mention de la source, points de suspension entre parenthèses
pour indiquer qu’une partie du texte est escamotée,
…
N’envoyez jamais de lettre-chaîne par courriel.
C’est interdit sur Internet et votre accès
au réseau pourrait être révoqué.
Avertissez votre fournisseur d’accès si vous
en recevez ;
Soyez cool dans vos démarches netépistolaires
: rigoureux dans vos envois, tolérant vis-à-vis
de ce que vous recevez. Pas de messages haineux ou inutilement
polémiques (on appelle cela des flammes) même
en cas de provocation. Si l’on vous incendie, il est
prudent de ne pas répondre… Et si ce correspondant
insiste, bloquez simplement son adresse auprès de
votre fournisseur : les messages de sa provenance ne vous
parviendront plus, votre boîte aux lettres électronique
lui étant alors interdite ;
Ouvrez l’ensemble de vos courriels avant de commencer
à répondre à l’un d’eux.
Il arrive souvent qu’un message annule la demande
que l’on vous adressait dans un premier courriel.
Assurez-vous aussi que vous répondez à un
message dont vous êtes le destinataire et que vous
ne l’avez pas reçu simplement en copie, pour
information, via le Cc ;
Facilitez la vie de votre interlocuteur : remplissez la
case d’en-tête Subject et mentionnez toujours
en fin de message vos coordonnées internet. Incluez
ces coordonnées dans votre signature, dont vous programmerez
l’inclusion automatique à la fin de vos messages.
Ainsi, pas d’oublis !
Souvenez-vous que la toile vous permet des contacts avec
des gens vivant sous d’autres latitudes, d’autres
fuseaux horaires : votre message à un correspondant
canadien lui arrive peut-être quand il dort. Permettez-lui
de se réveiller, d’aller au boulot et de se
connecter ensuite, au retour, avant de vous persuader que
le message n’a pas été transmis ou que
votre interlocuteur est un ours mal élevé
;
N’oubliez pas non plus que votre correspondant a
peut-être une culture, une langue, des traits d’humour
différents des vôtres. Attention aux boutades
et autres jeux de mots qui peuvent avoir une toute autre
signification ou portée pour celui/celle qui les
lit à des centaines ou des milliers de kilomètres.
Renoncez aussi à l’argot et aux expressions
locales. Utilisez les abréviations, sigles, symboles
et souriards avec parcimonie, en vous étant assuré
préalablement de leur pratique habituelle par votre
correspondant. N’oubliez pas que l’usage de
MAJUSCULES CONSISTE A CRIER sur le net;
Un message de plus de cent lignes est réputé
long : mentionnez dans la ligne d’en-tête «
sujet/subject » le mot long. Votre interlocuteur saura
ainsi avant même de l’ouvrir que votre courriel
nécessite un peu de temps. S’il est pressé,
il pourra ainsi en différer la lecture plutôt
que de la bâcler et de vous prendre pour un bavard
;
Pensez que tout le monde n’a pas une ligne ADSL
de par le monde et que beaucoup paient leurs conversations
sur le net à la minute : ne soyez pas inutilement
long. Choisissez un style de discours concis, sans être
trop bref. Ne citez pas longuement le texte original de
votre interlocuteur avant de lui répondre. N’envoyez
pas non plus de longues documentations non sollicitées.
Retenez qu’il est d’usage de ne pas envoyez
de courriels dépassant 50 Ko;
limitez les lignes à une longueur de 60 à
65 caractères, puis aller à la ligne ;
si vous recevez un message urgent et important, mais ne
disposez pas du temps nécessaire à y répondre
de manière complète et précise sur
le champ, envoyez de suite un courriel d’accusé
de réception dans lequel vous indiquez le délai
nécessaire à une réponse plus élaborée.
A bientôt, pour évoquer les règles en
matière de conversation, de talk… D’ici
là, bon surf sur le web !