Figure légendaire du piano, Alfred Brendel
est un habitué du Palais des Beaux-Arts. Haydn,
Mozart et Schubert sont depuis longtemps au cœur de
son répertoire. Sans cesse, il revient à la
musique de ces grands maîtres du classique pour en
explorer les richesses et les mystères. Un voyage
initiatique par un des plus grands interprètes de
notre siècle. 75 ans - et 58 ans de carrière ! - en 2006, cela
se fête ! Pour célébrer l'événement,
Philips a sorti, en janvier dernier, une série d'enregistrements
sélectionnés par Alfred Brendel lui-même,
sous le titre «Artist's Choice».
Dans la foulée,
il revient au Palais des Beaux-Arts après un an d'absence.
Haydn, Mozart et Schubert sont depuis longtemps au cœur
de son répertoire. Cette fois, il s’attaque à des œuvres
très particulières.
Joseph Haydn (1732-1809) incarne parfaitement la transition
entre le baroque tardif et le pré-romantisme. Œuvres
d'intimité, tant en ce qui concerne leur forme que
leur ton, les sonates de Haydn sont destinées à la
sphère privée et traduisent les convictions
esthétiques les plus intimes du compositeur. Mozart était
très amateur de la musique de Haydn. C’est donc
tout naturellement que l’on retrouve dans ce concert
une des œuvres d’Amadeus : la Fantaisie pour piano
en ut mineur, KV 475. Elle se distingue par un langage libre
et audacieux, par la variété des matériaux
utilisés ainsi que par la hardiesse de l'harmonie
Le piano occupa dans la vie créatrice de Franz Schubert
(1797-1828) une place de premier plan. Ses 23 sonates (dont
11 sont inachevées) constituent l'un des derniers
grands cycles du genre.
La Sonate pour piano, op. 78, à propos
de laquelle Liszt parlait de « poème virgilien » fut
estimée par les plus grands noms de la musique romantique.
Bref, un superbe programme !
Alfred Brendel, Palais des Beaux-Arts, salle Le
Bœuf,
vendredi 19 mai 2006 à 20:00.