Denis Malschalck :
«Les seniors méritent
un traitement de faveur !»
Opladis : Pourquoi le Palais des
Beaux-Arts de Bruxelles a-t-il décidé de
mettre sur pied cette double action spécifique destinée
aux seniors ?
Pour une raison facile à comprendre : notre société est
continuellement confrontée à un flot d’informations
et d’activités diverses. Ces dernières
ne sont pas nécessairement tournées vers
les aînés. Au palais des Beaux-Arts de Bruxelles,
l’objectif est de proposer une sorte de programme
sur mesure, capable de séduire les seniors en tous
points. Opladis : Ces journées sont à la
fois culturelles et familiales !
Disons qu’il y a quatre journées assez différentes,
avec un programme spécifique, et puis une journée
grands-parents et petits-enfants dans laquelle nous tentons
de rendre deux générations sensibles à la
beauté de l’art. Nous croyons à la
passation de la passion de la culture entre enfants et
seniors. Il existait déjà en nos murs des
activités pour les enfants, mais pas encore d’activités
combinées. C’est donc une voie nouvelle
que nous explorons.
Opladis : Quelle
est l’objectif qui sous-tend
cette action ?
Rendre l’un des centres culturels de la Belgique
familier, accessible, agréable à tous.
Nous sommes conscients que la pari ne sera pas facile à gagner.
Notre grande maison est quelquefois critiquée à cause
de ses longs couloirs et de ses escaliers. A nous de
montrer que les murs de la rue Ravenstein abritent des
trésors artistiques qui peuvent être découverts
en toute convivialité. Nous voudrions que le Bozar
devienne une sorte de deuxième maison pour tous
et une première maison culturelle.
Opladis : Pourquoi
avoir aussi visé, au
travers des seniors, le secteur associatif ?
Le monde des associations est d’une réelle
richesse en Belgique. C’est là que l’on
trouve les seniors les plus actifs. Il s’agit donc
pour nous d’un véritable public cible. Je
n’ignore pas que toutes associations ne sont pas
culturelles, mais nous avons néanmoins l’espoir
de les intéresser. C’est également
le but des journées grands-parents/petits-enfants
: ici, nous espérons toucher un public de seniors
qui ne font pas nécessairement partie de nos habitués.
Opladis : Dernière question : à 26 ans,
vous voilà confronté à un public
qui a quelquefois une demi-siècle de plus que
vous. Pas le moindre soupçon de crainte ?
Pas le moindre. Au quotidien, à la maison, je
suis confronté à mes deux grands-mères
qui habitent chez nous. Et cela se passe très
bien !