Le benjamin francophone de l’équipe est le
Jodoignois Christophe Hendrickx. Etudiant en première
licence de géologie à l’université de
Liège, il marche sur les traces de son mentor Pascal
Godefroit.
Christophe Hendrickx a dans les yeux encore quelque chose
du rêve de l’enfance, mais ce qui frappe chez
lui, c’est son niveau de connaissance. A 22 ans,
il semble déjà tout savoir de ces bêtes
fabuleuses qui peuplèrent notre planète avant
notre arrivée sur terre. «Tout ? Certainement
pas. En fait, si l’on commence à savoir beaucoup
de choses sur les dinosaures, il reste tellement d’inconnues
!… La première est celle de leur disparition
il y a 65 millions d’années.»
Est-ce mystère qui a piqué sa curiosité ? «Je
sais qu’à 6 ans, les dinos m’intéressaient
déjà. Et tout de suite, quand quelqu’un
m’a expliqué qu’il existait des paléontologues,
j’ai su que cela deviendrait mon métier.»
Le garçon est intelligent mais confesse un faible
avec humilité. «La physique et la chimie,
ce n’était pas trop ma tasse de thé en
candidature de géologie, à l’université de
Liège. Mais je devais passer par là, il le
fallait et je l’ai fait.»
Rien ne l’arrêtera. Lors de notre rencontre,
il se passionnait pour l’aventure russe de juillet. «Les
conditions climatiques seront assez dures. En juin, il
y faisait 33°. Le risque de grosse pluie est évident.
Mais le site est d’un intérêt considérable
pour les chercheurs.»
Quels sont ses contacts avec Pascal Godefroit ? «Mon
mémoire de fin d’études, je le ferai
avec lui. Son sujet ? Une étude sur les oiseaux
du crétacé supérieur, les énantiornithes.
C’est lui qui m’a proposé ce sujet,
car on sait très peu de choses sur ces oiseaux.»
Mais pour l’instant, ce sont les dinos lui l’intéressent. «Le
lit des os se trouve à un mètre ou ou deux
sous le niveau du sol. Nous allons gratter, fouiller, brosser
puis plâtrer selon le processus commun de ce genre
de fouilles. Les plâtres seront alors ramenés
en Belgique pour une étude plus approfondie.»