La
Communauté germanophone de Belgique, Région
Européenne de l’Année 2004
La
Région germanophone de Belgique est idéalement
située d’un point de vue économique, du
fait de sa population multilingue et de sa situation géographique.
Ses valeurs sûres : un tissu économique diversifié
de petites et moyennes entreprises et une vie culturelle très
active. Le moment est doublement propice, puisque le Gouvernement
régional fête cette année son 20ème
anniversaire...
Si le Royaume de Belgique, Etat fédéral, est reconnu
comme entité indépendante depuis 175 ans, il comprend
aujourd’hui trois Communautés autonomes et trois
Régions.
Des trois Communautés reconnues - la Communauté
flamande, la Communauté française et la Communauté
germanophone -, cette dernière est le plus petit composant
de l’Etat belge. Mais elle jouit, à l'instar des
deux grandes Communautés, d'une autonomie politique.
Elle compte environ 71800 citoyens inscrits, pour la plupart
de langue allemande, mais intègre également des
citoyens francophones, flamands et étrangers.
Elle dispose en outre actuellement du taux d’accroissement
(population) le plus important du pays, avec deux indices qui
en disent long sur sa qualité de vie : un taux de naissance
plus élevé que la moyenne nationale et un taux
de mortalité inversement proportionnel.
D’une superficie réduite de 854 km², la
Communauté germanophone de Belgique, interface entre
quatre Etats (la Belgique incluse), occupe une situation stratégique.
Elle se compose de deux parties différentes : au nord,
le pays eupenois, s'étendant jusqu'aux Trois Frontières
pour avoisiner les Pays-Bas et l'Allemagne au sud, l'Eifel
belge, dont le centre est la petite ville de Saint-Vith et
qui s'étend jusqu'au Grand-Duché de Luxembourg.
Il y existe également un point de convergence symbolique
de trois frontières (B-L-D) : le Monument Européen
à Ouren. Ces deux points de convergence de trois frontières
sont séparés par une distance d'environ 100
km. .
La
« Région Européenne de l’Année
» est une initiative dont l’objectif consiste
à accroître la connaissance et la reconnaissance
des affaires régionales européennes. Elle vise
à apporter de nouvelles contributions à la construction
régionale et à favoriser l’intégration
européenne. Le moyen : projeter les régions
élues au titre de Région Européenne de
l’Année sur la scène européenne
et internationale, et ce, dans tous leurs aspects, et notamment
dans leurs aspects social, culturel, économique et
touristique. Cette initiative présente certaines similitudes
avec l’initiative de la Capitale Européenne de
la Culture, au niveau régional toutefois, dans ce cas
précis.
Chaque année, sont désignées «
Région Européenne de l’Année »
deux régions appartenant nécessairement à
deux pays différents, comme ce fut le cas pour les
Iles Baléares (Espagne) et la République de
Carélie (Russie), pour l’année 2003. En
2005, les deux régions plébiscitées seront
Kiev (Ukraine) et le Piémont (Italie). Peut aspirer
à la nomination de Région Européenne
de l’année toute région des 45 pays membres
du Conseil de l’Europe (cfr www.tery.org).