En Région de Bruxelles-Capitale, les institutions
sont pour le moins complexes !
Imaginez un Parlement régional composé d’élus
francophones et néerlandophones (avec un quota pour
ceux-ci, question de garantir leur statut de minorité)
:
siégeant ensemble quand il s’agit de voter,
par exemple, l’aménagement de nouvelles infrastructures
routières, de gérer la sécurité,
l’énergie, les logements sociaux ou l’économie
bruxelloise,
se séparant en COCOF (Commission Communautaire
francophone) d’une part, en VGC (son équivalent
flamand) dès lors qu’on traite des matières
dites personnalisables (l’enseignement et la culture
notamment), les deux instances pouvant siéger de
nouveau ensemble en COCOM (Commission commune) pour harmoniser
leurs points de vue sur ces matières.
Et de même au niveau du gouvernement !
Tant et si bien qu’un ministre bruxellois est, tantôt
compétent dans un domaine concernant l’ensemble
des Bruxellois, tantôt pour une autre matière
ne concernant que les Bruxellois francophones ou néerlandophones.
Et plusieurs ministres d’avoir des compétences
touchant un même domaine, avec parfois des frontières
un peu floues. Après tout, la Belgique est le pays
natal du surréalisme…
Ainsi, le sort des seniors bruxellois relève-t-il
de plusieurs ministres. Nous n’avons pu les rencontrer
tous. Le Ministre Alain HUTCHINSON, en charge du logement
et de l’énergie, a par ailleurs, dans ses attributions
"COCOF" (soit uniquement vis-à-vis des Bruxellois
francophones), l’action sociale, la famille et la cohabitation
des communautés locales.
A ce titre, il est chargé des maisons de retraite bruxelloises
du secteur privé lorsqu’elle sont répertoriées
uni-communautaires francophones.