La
Slovaquie : un pays de montagnes et de forêts, de
lacs et de chutes d’eau, de curiosités géologiques
et de grottes
remarquables...
Des musées en plein air, des châteaux forts par
dizaines, des villes anciennes, des centres de thermalisme,
un folklorique populaire unique: voilà pour ce qui est
de la carte postale touristique de ce petit pays montagnard
au cœur de l’Europe !
En
tant qu’Etat indépendant et souverain, la Slovaquie
est jeune, puisque fondée le premier janvier 1993,
après la scission de la Tchécoslovaquie.
D’une
superficie de 49.034 km², ce pays montagneux d’Europe
centrale, où le Danube arrose la capitale Bratislava
et sert partiellement de frontière naturelle avec la
Hongrie, est également voisin de la Pologne au Nord,
de la République tchèque et de l’Autriche
à l’Ouest et, sur une centaine de kilomètres,
de l’Ukraine à l’Est.
Son
paysage est essentiellement montagneux, avec les Hautes et
les Basses Tatras, les Fatras et quelques autres massifs.
De belles montagnes culminant à 2.655 mètres
et possédant un potentiel touristique indéniable
(plus de 900 remontées et 30 télésièges,
par exemple) que l’entrée dans l’Union
européenne devrait dynamiser !
Quelques statistiques
Population : La
Slovaquie compte 5,4 millions de citoyens, se répartissant
comme suit : 86 % de Slovaques, 10,8 % de Hongrois, près
de 2 % de Roms, un peu plus de 1 % de Tchèques, ainsi
que des Ukrainiens, des Polonais et des Ruthènes.
60 % de la population est catholique, 7 % se réclame
du protestantisme et 4 % sont de confession orthodoxe. En
plus de la langue slovaque, le hongrois, le tchèque
et l’allemand sont régulièrement employés.
Densité : 110,2 habitants/km²
Population urbaine : 57 %
Moins de 15 ans : 19,5 %
15 à 65 ans : 69 %
plus de 65 ans : 11,5 %
Espérance de vie : 73 ans (76,3 ans pour les femmes
- 68,4 ans pour les hommes)
Villes
principales :
Capitale : Bratislava (429.000 habitants)
Autres villes : Kosice : 236.000 habitants - Presov : 93.000
habitants - Nitra : 87.000 habitants - Zilina : 85.000 habitants
- Banska Bistrica : 83.000 habitants - Trnava : 70.000 habitants.
Chiffres économiques :
Croissance de 4 % - inflation de 7 % en 2002 - Chômage
de 18 %
Quelques
Repères historiques :
Peuple slave, les Slovaques s’installent dans la région
au VIIe siècle. Sous domination hongroise de 905 à
1918, la Slovaquie aura ensuite sort lié avec les pays
tch èques de 1918 à fin 1992, mis à part
l’épisode de l’Etat fasciste slovaque de
Jozef Tiso entre 1938 et 1945.
Nonobstant
une constitution fédérale plaçant les
peuples tchèque et slovaque sur pied d’égalité
et accordant une autonomie interne aux deux républiques
fédérées à partir de 1969, et
bien que des hommes politiques slovaques aient longuement
occupé la tête de l’Etat tchécoslovaque
(Alexandre Dubcek et Gustav Husak par exemple), les Slovaques
ont développé progressivement un sentiment de
rejet à l’encontre de leurs partenaires tchèques,
jusqu’au divorce à l’amiable négocié
trois ans après la chute du communisme. Le leader populiste
Vladimir Meciar, artisan de l’indépendance, a
été Premier Ministre à plusieurs reprises
entre 1990 et 1998. Des scandales et une attitude qualifiée
de dictatoriale l’ont finalement écarté
des avenues du pouvoir.
Institutions
politiques : République
avec un Président élu au suffrage universel
pour un mandat de cinq ans, la Slovaquie est une démocratie
parlementaire à chambre unique. L’Assemblée
du Conseil national compte 150 députés élus
au suffrage universel pour une durée de quatre ans.
C’est une coalition de centre-droit qui est au pouvoir
depuis 1998, conduite par le Premier Ministre Mikulas Dzurinda.
L’actuel Président Rudolf Schuster a été
élu en 1999.
Profil économique
Bien que le faible niveau des salaires (le plus bas des quatre
pays d’Europe centrale) et la qualité de la main
d’oeuvre y attirent de plus en plus d’investisseurs
étrangers - dont d’importants groupes automobiles
comme Volkswagen (30 % des exportations slovaques !) ou PSA
- le chômage est encore de plus de 15 %. Nul à
Bratislava, le chômage peut toucher jusqu’à
40 % de la population active dans les régions du centre
et de l’est.
Cette situation pousse d’ailleurs de nombreux jeunes
à chercher du travail en République tchèque
ou en Autriche. Les aides européennes à ces
régions économiquement sinistrées depuis
la fermeture de nombreuses usines au début des années
nonante (notamment dans l’industrie d’armement)
devraient favoriser un redémarrage.
C’est en tout cas ce que pensent massivement les Slovaques,
qui voient leur avenir dans l’intégration européenne.
Lors du référendum sur l’adhésion,
ils furent 92,46% à répondre oui. Difficile
d’être plus europhile !
L.V.
Synthèse établie
dans le cadre de la rubrique EUROPE A VINGT-CINQ de Opladis,
par la Sprl MEMOGRAMES,
au départ des informations recueillies sur les sites de la Commission européenne (www.europa.eu/int/comm/enlargement), du gouvernement slovaque et autres sources d’information
commentant l ’élargissement de l’Union européenne le 1er mai 2004 – Crédit photos : site officiel www.europa.eu