Avec
20.256 km2 et près de deux millions d’habitants,
la Slovénie est un petit pays à la croisée
de l’Europe occidentale, de l’Europe centrale et
des Balkans.
Contrée au relief alpin, la Slovénie a des frontières
avec l’Italie à l’ouest, l’Autriche
au Nord, la Hongrie à l’Est et la Croatie au Sud,
ainsi qu’une fenêtre maritime de 47 kilomètres
sur l’Adriatique, entre Italie et Croatie.
La moitié
du territoire est couverte de forêts et le relief est
de type alpin, avec un point culminant à 2.864 mètres...
Quelques statistiques
Population : 1.988.000
habitants, soit 90 % de Slovènes, 3 % de Croates, 2
% de Serbes,
ainsi que des minorités hongroise et italienne reconnues
constitutionnellement.
Densité : 98 habitants/km²
Population urbaine : 50,4 %
Moins de 15 ans : 16 %
15 à 65 ans : 70 %
plus de 65 ans : 14 %
Espérance de vie : 75,5 ans (79 ans pour les femmes
- 72 ans pour les hommes)
Villes principales :
Capitale : Ljubljana (272.000 habitants)
Autres villes : Maribor : 103.512 habitants - Celje : 39.000
habitants - Kranj : 36.800 habitants - Velenje : 27.142 habitants.
- Koper : 24.746 habitants - Novo Mesto : 22.600 habitants.
Chiffres économiques :
Taux de croissance de 3 % - inflation de 9,4 % - chômage
de 11,8 %
Quelques Repères historiques :
Les Slovènes, peuple slave, se sont établis
dans la région dès le VIe siècle de notre
ère, mais ils n’ont jamais disposé d’un
Etat indépendant avant 1991. En effet, sous domination
bavaroise au huitième siècle, puis magyare (Xe-XIe
siècles), les provinces slovènes seront annexées
par les Habsbourg dès le XIIIe siècle et demeureront
autrichiennes jusqu’en 1918, lors de l’éclatement
de l’Empire austro-hongrois. Leur destinée est
alors liée au Royaume des Serbes, Croates et Slovènes,
lequel donnera naissance à la République yougoslave
en 1945. République la plus septentrionale du puzzle
yougoslave, elle en est aussi la plus prospère : elle
sera la première à rompre avec la fédération,
proclamant son indépendance le 25 juin 1991. L’armée
fédérale yougoslave interviendra deux jours
plus tard, mais se retirera dix jours après : l’indépendance
est acquise. La Slovénie est reconnue sur la scène
internationale dès 1992.
Institutions politiques :
La Slovénie se caractérise, sur le plan politique,
par une stabilité remarquable : Milan Kucan, le «
père de l’indépendance », ancien
dirigeant du Parti communiste slovène, rapidement reconverti
à la social-démocratie, a été
Président de la République de 1990 à
2002.
Quant
à son successeur, Janez Drnovsek, il avait été
le Premier ministre (libéral-démocrate) pratiquement
sans interruption depuis 1992, à la tête de coalitions
que nous qualifierions globalement de « violettes »
sous nos cieux (N.B. incluant aussi une formation insolite
chez nous : le Parti démocratique des Pensionnés
slovènes !), avant d’accéder à
la fonction suprême le 1er décembre 2002. Evidemment,
les institutions politiques sont à l’échelle
du pays : l’Assemblée nationale compte 90 membres,
élus tous les quatre ans, tandis que le Conseil national
comporte 40 parlementaires, élus pour cinq ans. Le
Chef de l’Etat est élu au suffrage universel
pour un quinquennat et est rééligible une seule
fois.
Profil économique
Ce ne sont pas ses 47 kilomètres de littoral aux allures
vénitiennes qui permettront à la Slovénie
de rivaliser avec sa voisine croate pour le tourisme de front
de mer.
Par
contre, la montagne est un élément essentiel
du paysage slovène : les Alpes juliennes et le Karavanken
constituent des attraits touristiques majeurs et l’infrastructure
hôtelière est de bonne qualité.
On se croirait en vacances en Autriche, mais sans les Autrichiens
et à prix plus douillets.
Mais
la Slovénie possède d’autres atouts économiques
que le tourisme. Les skis de la marque Elan s’exportent
bien, par exemple, et la plus grosse entreprise slovène,
située à Novo Mesto depuis le début des
années 60 n’est autre que… Renault.
L’usine
en question a été l’une des dernières
du groupe à produire la 4L, dont on croise encore nombre
d’exemplaires sur les routes de l’ex-Yougoslavie.
Aujourd’hui, l’usine Renault de Novo Mesto dessert
le marché européen en Mégane et autres
Kangoo.
Quant aux entrepreneurs slovènes, si les marchés
de l’Union européenne les intéressent,
ils ne boudent plus, comme dans les premières années
de l’indépendance, leurs anciens partenaires
de la fédération yougoslave.
Ainsi, fin 2002, se sont ouverts à Belgrade deux hypermarchés,
l’un grec, un Vero, l’autre slovène, Mercator.
Et ce dernier est plus vaste de quelques centaines de mètres
carrés que son concurrent hellénique.
Enfin, il est à noter que la transition au libéralisme
se fait en douceur, avec pragmatisme, a contrario d’autres
pays ex-communistes où les acquis sociaux ont été
bousculés au nom d’un ultralibéralisme
triomphant. En Slovénie, les privatisations se font
sans précipitation, les protections sociales héritées
du système socialiste sont essentiellement maintenues,
l’ouverture des entreprises slovènes aux capitaux
étrangers est timide… Comme si les Slovènes
étaient assez prudents pour… jeter l’eau
du bain sans le bébé !
L.V.
Synthèse établie
dans le cadre de la rubrique EUROPE A VINGT-CINQ de Opladis,
par la Sprl MEMOGRAMES,
au départ des informations recueillies sur les sites
de la Commission européenne (www.europa.eu/int/comm/enlargement),
du gouvernement hongrois et autres sources d’information
commentant l ’élargissement
de l’Union européenne le 1er mai 2004 – Crédit
photos : site officiel www.europa.eu