Guy Longrée est un de ces seniors qui se refusent à l’inactivité.
Non seulement il fait partie de l’ASBL CAR-N, mais son violon d’Ingres
est la peinture au couteau.
Il présente actuellement le meilleur
de son œuvre provençale à Namur. Portrait découverte
en six tableaux.
Guy Longrée, en peinture, est un autodidacte. «L’Académie,
ce n’était pas pour moi. J’ai préféré apprendre
seul, guidé par l’expérience et par l’instinct.» Marié,
père d’une fille de 43 ans et d’un fils de 37 ans,
c’est un amoureux de la nature et surtout de la lumière.
«Mon épouse et moi possédons un petit appartement dans le
sud de la France, raconte-t-il. Nous y résidons en automne et durant l’hiver,
bref six à sept mois par an. Nous ne nous contentons pas de rester assis
sur un transat au bord de l’eau. En fait, mon chevalet, je le déplace
au gré de mes promenades dans le Lubéron. Je remonte ainsi à l’intérieur
du pays, dans un rayon d’une centaine de kilomètres.»
Son épouse ne s’ennuie-t-elle pas à le suivre ? «Certainement
pas. Jacqueline suit des cours d’aquarelle. Elle progresse très
bien en ce moment, mais son écolage n’est pas terminé.
(Il sourit.) Nous nous complétons bien…»
Ce qui séduit
dans les tableaux du Namurois paisible ? Au-delà du
coup d’œil et de la parfaite mise en scène de ses peintures à l’huile,
c’est le souci du détail et cette capacité à saisir
une certaine ambiance où la couleur se marie avec la lumière.
Vieux villages, champs de lavande, fontaines aux pierres séculaires,
taches claires des hommes et des femmes sur fond plus sombre, pins élancés,
il en fait son miel et nous invite à partager ses émotions en
ocre et bleu. Une vraie bouffée d’été !
L’exposition de Guy Longrée son tient en ce moment à la
Société Wallonne des Eaux, rue Saintrain 14, 5000 Namur, et ce
jusqu’au 5 septembre. Entrée gratuite. Renseignements : 081 22
65 65.