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Walter Leirman :
« Les seniors deviennent de vrais fans du Net »

Œnologue, sommelier à ses heures, Walter Leirman est l’une des chevilles ouvrières de seniornetvlaanderen.be, le premier site de formation des seniors néerlandophones.

Il en a été le président de 2000 à 2004, avant de céder le fauteuil à Frans Motmans en novembre dernier. Durant toute sa carrière active, Walter Leirman a été professeur d’université, spécialisé dans l’éducation permanente. Interview dont les Wallons pourraient s’inspirer...

Opladis : Walter Leirman, comment avez-vous été amené à vous intéresser à la formation permanente de l’être humain – et non plus, comme la plupart des professeurs d’université, à la formation des jeunes ?
Cela date de ma jeunesse. A l’origine, je suis licencié en langues germaniques de la KUL (université catholique de Louvain, section néerlandophone). Etudiant, j’étais déjà fort intéressé par le milieu associatif : on y apprend ce que l’école n’enseigne pas. C’est un lieu d’apprentissage culturel, d’aptitude sociale. Travailler en groupe, discuter, s’organiser comme mouvement, cela ne s’apprend pas forcément dans l’enseignement où la communication n’est pas à son avantage.

Opladis : Existait-il, au sein des universités flamandes, une faculté répondant à vos souhaits ?
Pas du tout ! A l’époque, il y avait même peu de cours en Belgique sur le sujet. En 1963, je suis allé en Allemagne, à Munster, parce qu’il y existait un Institut pour la Formation des Adultes. Cela m’intéressait beaucoup. C’était un premier pas. Puis, j’ai fait une étude post-universitaire à Vancouver, au Canada, pendant un an.

Opladis : A partir de quand la Belgique s’est-elle intéressée à l’éducation permanente ?
Cela s’est fait très lentement. En 1964, il a eu en Belgique un premier congrès International sur les Centres Culturels, suivant le modèle français des Maisons de la Culture. Pour la KUL, le professeur d’université Cyriel Dekeyser y présentait un programme de formation universitaire de « pédagogie sociale ». Il m’a demandé de le seconder dans ses activités. Après nombre de péripéties, ce propos a fini par être accepté en 1966 par le conseil facultaire.

Opladis : La société flamande était-elle prête à ça ?
Complètement : n’oubliez pas que 52 % des adultes étaient à l’époque actifs dans la vie associative socio-culturelle. Les trois « piliers idéologiques » les plus importants du pays, chrétien, libéral et socialiste, y étaient représentés. La structure sociale était donc existante.


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Propos recueillis par Marc Welsch le 9 mars 2005
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