Une étude de la Fédération
des Employeurs européens (FedEE), reprise par
le quotidien flamand De Morgen, démontre que notre
pouvoir d’achat, par rapport à nos voisins,
est peu élevé. Et cela alors que nous sommes
de plus en plus nombreux à travailler !
Notre pouvoir d’achat est 25 % moins élevé qu'aux
Pays-Bas, où le revenu disponible s'élève à environ
2.400 euros par mois. Chez nous, il est de 1.700 euros
par mois.
Selon la FedEE, cette différence s'explique par
les impôts élevés appliqués
en Belgique.
Compte tenu du prix de vente des produits sur place ainsi
que des impôts sur les revenus, ce sont les Luxembourgeois
qui sont les plus avantagés. Leur salaire est le
plus élevé en fin de mois, quelque 2.700
euros. Ils sont suivis des Danois (2.600 euros) et des
Néerlandais (2.400 euros).
La Belgique arrive en… 13e position !
Pourtant, il y a actuellement un nombre record de Belges
au travail. Sur base des chiffres de la Banque nationale, à la
fin de 2005, le nombre d'ouvriers, d'indépendants
et d'employés actifs s'élevait à 4,27
millions de personnes. C’est une augmentation de
600.000 salariés par rapport à 1985.
Comment cela se fait-il ?
Tout simplement parce que l’emploi se porte bien.
A tel point que la création d'emplois au cours des
vingt dernières années a surpris les économistes.
Les chiffres sont là pour le prouver : depuis 1985,
la Belgique a résolument opté pour une économie
de service.
Conséquence : l'intérêt pour l'industrie s'est effrité.
Une industrie qui, elle, depuis 1985, a vu disparaître 220.000 emplois.
En revanche, le secteur des services a vu augmenter ses emplois de manière
conséquente et même spectaculaire. Ce secteur reprend les services
financiers aux entreprises, aux familles, le commerce, les transports ou
encore la communication. Ici, en 20 ans, ce sont 800.000 emplois qui ont été créés.