Oui, l’identité senior existe, du
moins si l’on s’en tient aux règles
générales de vie. Mais à y regarder
de plus près, il ne faut pas tout mélanger
entre les diverses générations des personnes
de plus de 50 ans. Quelques précisions.
S’il est un ciment qui réunit tous les aînés,
disons de 50 à 70 ans, c’est bien celui du partage
de valeurs communes. Dans une étude française
d’Ipsos, diverses tendances étaient révélées.
Ainsi la famille (49%), l’honnêteté (45%),
le respect (25%) et le travail (20%) sont les valeurs les plus
citées.
Voilà qui est général.
Trop sans doute.
En réalité, il est bon de différencier
les baby-boomers (génération 1946-1956) à la
génération précédente (1930-1945).
La
première est considérée par les experts
américains comme une majorité silencieuse.
Qui aspire à prendre enfin de « vraies vacances » -
entendez : en pensant d’abord à soi, maintenant
que les enfants ne sont plus à la maison. Bref, à profiter
un peu de la vie, des bons vins, de la gastronomie et de
la culture de ses lieux de vacances.
Et cela, avec des airs
de
liberté, comme si ils retrouvaient le souffle d’une
seconde jeunesse.
L’autre génération, celle de 1930-1945,
n’a pas oublié ce qui a fondé son éducation
: le respect.
Ces seniors entendent donc être vus, écoutés,
appréciés. Ils aiment la lecture tout autant
que les voyages, même si ces derniers sont généralement
de plus courte durée que ceux de la génération
qui leur succède.
Ils font aussi la joie des bureaux
de voyage sur le tourisme de proximité – alors
que les baby-boomers s’aventurent en général
plus loin. On le voit, il faut éviter de mettre toutes
les générations dans le même panier.
Mais,
d’accord, si vous parlez de détente, de voyage
ou de respect, la réponse peut être :