Les Etats-Unis ont la réputation d’être à l’origine
de la fête des mères. Ce n’est qu’en
partie exact. Car les Grecs et les Romains fêtaient
diversement les mamans. Chez nous, c’est la Première
Guerre mondiale qui a donné le coup d’envoi à cette
célébration extrêmement populaire.
Rhéa, dans la Mythologie grecque, était la mère
de tous les Dieux. Les Romains emboîtèrent le
pas aux Grecs en célébrant en juin les Matralia.
Dans Ovide, le lecteur trouve ce passage : Allez, braves mères
(les Matralia sont votre fête), offrez à la déesse
thébaine des galettes dorées!
Il s’agit
donc, à l’origine, d’une
coutume presque immémoriale qui finit par disparaître… avant
de resurgir en Angleterre. Où, du XVe au XVIIe siècle,
il existe un Mothering Sunday dès le début du
carême. Une fête importante à une époque
où les congés sont une notion qui n’existe
pas vraiment. Ce jour-là, pourtant, les mères
qui travaillent comme domestique peuvent retourner dans leur
famille.
Ce sont toutefois les Etats-Unis qui vont élargir le
concept pour lui donner une aura véritablement planétaire.
Grâce à l’idée d’une femme,
Julia Ward Howe. Habitant Boston, elle y organise dès
1872 une fête des mères. Son idée fit des
petits. Ana Jarvis, de Philadelphie, l’imita en 1907.
Ce fut le succès car, en 1911, tous les Etats américains
font de même. Et en 1914, le président Wilson
tranforma la fête des Mères en une célébration
officielle qui se tenait le deuxième dimanche de mai.
C’est également vers cette période que
la Belgique se met à fêter les mamans. D’après
certains, la Grande Guerre de 1914-1918 n’est pas étrangère
au phénomène. Car les Américains venus
en masse dans nos contrées pour prêter main forte
aux troupes alliées, envoyaient massivement de bons
vœux à leur mère. Ce qui servit d’exemple à suivre,
non seulement chez nous, mais dans la plupart des pays européens.
Alors, quel cadeau ferez-vous à votre mère ?
Si vous avez la chance qu’elle est vivante et a déjà,
selon la formule consacrée, tout ce qui lui faut, il
reste que l’attention la plus précieuse est la
présence.