Lors d'une interview pour Opladis de Nicole Dabe,
la présidente de l'Association Parkinson, Luc
Verton, lui soumettait
l'idée d'un récit relatant le quotidien d'un
couple au sein duquel la maladie de Parkinson s'est un
jour invitée. Le projet allait mûrir quelque
temps et un ouvrage de 192 pages vient de sortir de presse
ce 21 novembre 2005.
Parkinson s'est invité chez nous est préfacé par
S.A. la Princesse de Caraman Chimay, présidente d'honneur
de l'Association Parkinson. Le récit est complété,
en guise de postface, d'une synthèse scientifique
due à un éminent neurologue liégeois,
spécialiste de la maladie de Parkinson, le Professeur
Alain Maertens de Noordhout. Le livre est disponible auprès
de l'Association Parkinson, de l'éditeur Memogrames
et de toutes les bonnes librairies de Wallonie et de Bruxelles.
Opladis a rencontré Lucette Hoisnard et Marianne Vanhecke, les co-auteurs
de "Parkinson s'est invité chez nous."
OPLADIS : Mesdames, vous avez écrit un livre sur
la maladie de Parkinson. Vous n'êtes pourtant médecins
ni l'une ni l'autre ? Lucette Hoisnard : En effet !
J'écris des livres
mais, comme je suis biologiste de formation, je me sentais
en terrain connu, surtout en ce qui concerne la recherche
médicale. Et tout ce que nous avons écrit
a été relu et contrôlé par des
médecins spécialisés dans l'étude
de la maladie de Parkinson.
Marianne Vanhecke : Je suis journaliste free lance et, à ce
titre, j'ai eu maintes occasions de côtoyer des personnes
souffrant de handicaps et de maladies chroniques, en particulier
pendant la période où j'étais secrétaire
de rédaction de l'hebdomadaire médical "Le
Généraliste". En outre, il ne s'agit
en aucun cas d'un ouvrage médical mais bien d'une
tranche de vie romancée, contant le quotidien d'un
couple confronté à la maladie sous forme
de journaux intimes en miroir.
Choc de l'annonce, déni, colère, dépression, adaptation à une
vie chamboulée, évolution physique et psychologique du couple
face à l'épreuve, apprivoisement de la maladie, cheminement vers
la sérénité… Autant d'étapes qu'Elise et
Nicolas évoquent chacun à leur façon, avec leur sensibilité et
leur style propres, leur vécu et leurs ressources psychiques personnelles.
OPLADIS : Peut-on parler de "docu-fiction" ? Lucette
Hoisnard : Si on veut. Les personnages principaux sont
issus de notre imagination. Cependant, nous nous sommes
basés sur de nombreuses interviews de malades, membres
de l'Association Parkinson, de leur famille et de soignants.
Si bien que certains malades se reconnaissent immanquablement.
Certains ont déjà eu l'occasion de nous le
dire.
OPLADIS : Qu'espérez-vous apporter aux lecteurs
? Lucette Hoisnard : Nous désirons avant tout aider
les lecteurs à comprendre ce qu'est la maladie de
Parkinson. S'ils sont des malades récemment diagnostiqués,
ils y trouveront ce qu'il faut éviter de faire (baisser
les bras, se surmédicaliser à tort et à travers…),
et découvriront en même temps ce qui marche,
ce qui permet de rester en forme malgré tout (les
médicaments, bien sûr, mais aussi la marche,
le sport, la kiné, les loisirs…). Quand pareil
diagnostic est posé, c'est comme si le ciel vous
tombait sur la tête. C'est pourquoi il est important
de savoir comment réagir, ce qu'il est nécessaire
de faire, ce qui est inutile. Notre personnage agit à tâtons.
Il fait des erreurs et trouve ensuite la bonne solution.
Nos lecteurs seront mieux armés pour combattre cet
ennemi sournois qui se cache en eux.
Marianne Vanhecke : L'aidant du malade découvre
aussi ce que celui-ci ressent, l'entourage ce que l'aidant éprouve
et combien c'est difficile pour lui aussi. Nous voulons
encourager les lecteurs à faire preuve de compréhension,
de chaleur et d'accueil pour tous ceux qui sont confrontés à cette épreuve
qui empoisonne chaque seconde de leur vie, jour et nuit.
Il faut une force physique et morale exceptionnelle pour
tenir le coup, tant pour le malade que pour son conjoint.
Mais nous avons rencontré des personnes formidables,
qui luttent pied à pied pour rester debout et continuer
leur route ensemble malgré les difficultés.
Nous évoquons aussi des pistes pour les aider dans
cette entreprise, notamment le nécessaire répit
du conjoint. Nous voulons surtout délivrer un message
d'espoir. La recherche fait des progrès impressionnants.
Chaque jour gagné nous rapproche de la découverte
d'un traitement qui guérirait enfin la maladie de
Parkinson plutôt que de simplement retarder l'évolution
et maîtriser les symptômes.
OPLADIS : Ne craignez-vous pas être trop scientifiques,
trop difficiles à lire pour le lecteur moyen? Lucette
Hoisnard : Bien sûr, la dernière
partie donne l'état des dernières découvertes.
Il y a 50 ans, un malade de Parkinson vivait 6 mois, aujourd'hui,
il peut avoir une espérance de vie comparable aux
personnes bien portantes s'il surveille son mode de vie
et prend bien sûr énormément de médicaments.
Dans le futur, il pourrait vivre tout à fait normalement
car la prévention, la recherche avancent à pas
de géant. Toutes ces explications sont cependant
mises dans la bouche de nos personnages, dans un langage
de tous les jours. Le but est que tout le monde puisse
comprendre facilement, en lisant ce texte comme un roman.
CONCOURS : gagnez 10 exemplaires du livre " Parkinson s'est invité chez
vous "
Félicitations
aux gagnants, leur exemplaire du livre leur sera envoyé
par poste par l'éditeur.
Le livre Parkinson s'est invité chez nous peut être
commandé : Pour la Belgique, au prix de
20 €, frais d'envoi
inclus, via un virement bancaire :
auprès de l'Association
Parkinson, via le compte bancaire Dexia 068-2158298-75
auprès de l'éditeur Memogrames, via
le compte bancaire Dexia 068-2427099-89
Pour la France, le Luxembourg, la
Suisse et tous les pays de l' U.E., au prix de 23€,
frais postaux (envoi ordinaire) inclus, via un virement
bancaire international
:
Pour le Canada ou d'autres destinations dans le monde,
veuillez nous adresser un courriel à : editionsdelamemoire@memogrames.com afin
de fixer de commun accord les modalités d'envoi.
Un
récit inspiré par les témoignages
de parkinsoniens et de leurs conjoints
Un ouvrage coédité par Memogrames et l'Association
Parkinson