Quelques conseils pratiques pour pérenniser
votre conduite
1° Evitez les situations difficiles :
météo particulièrement défavorable,
heures de pointe, jours de grands départ, conduite
de nuit, circulation en milieu urbain…
2° Méfiez-vous de la fatigue (picotements
sur tout le corps, envie de bailler, paupières vacillantes,
tête lourde… sont autant de signes annonciateurs
d’une somnolence incompatible avec la conduite automobile
: arrêtez-vous rapidement et dormez quinze à
vingt minutes. Ou encore, passez le volant à l’un
de vos équipiers… titulaire du permis !) ;
3° Evitez de consommer de l’alcool avant
de prendre le volant. Le taux autorisé a été
abaissé à 2,2g/l en Belgique ! 2 verres correspondent
à 0,5 g/l. Et certains médicaments accentuent
l’effet de l’alcool. Délaissez également
les aliments trop sucrés, qui favorisent la somnolence
30 à 60 minutes après leur ingestion. Lors de
la pause « casse-croûte », vous préférerez
donc un sandwich œuf/jambon à un chocolat ou des
biscuits.
4° Evitez les sujets de distraction en voiture
: coupez votre GSM même si vous disposez d’un
kit « mains libres », coupez votre radio si l’intensité
du trafic exige une attention redoublée, ne détournez
pas votre regard de la route pour dialoguer avec vos passagers
et suggérez-leur, si nécessaire, une conversation
light, non susceptible de vous assommer et de vous distraire.
Le passager avant adoptera plutôt une attitude de co-pilote
et participera sereinement à votre effort de vigilance.
5° Respectez les règles de conduite
et modulez-les en fonction de vos propres capacités
à conduire : sachant que vous freinerez moins vite
qu’un jeune conducteur, majorez la distance entre votre
véhicule et celui qui vous précède et
réduisez légèrement votre vitesse.
6° Si vous changez de véhicule,
optez pour des équipements techniques simplifiant votre
conduite : boîte de vitesse automatique, direction assistée,
rétroviseurs électriques, assistance au stationnement,
cruise contrôle et limiteur de vitesse, etc. Ce ne sont
pas des gadgets, mais d’utiles assistants qui faciliteront
votre conduite et participeront à votre sécurité.
7° Surtout, évaluez-vous objectivement
en vous posant une série de questions simples quant
à votre conduite (voir encadré) et consultez
régulièrement votre médecin généraliste,
ainsi qu’un ophtalmologue et un spécialiste ORL.
Prenez aussi en considération les remarques et mises
en garde de votre entourage.
QUESTIONS A SE POSER … (y répondre
en toute objectivité et honnêteté)
Avez-vous de plus en plus de difficultés à
éviter les collisions ?
Avez-vous été impliqué dans des
collisions sans gravité ?
Eprouvez-vous des difficultés à l’abord
d’un carrefour, pour évaluer les distances,
voir les piétons, déchiffrer les panneaux
routiers ?
Manquez-vous parfois de repères ur des trajets
que vous connaissez pourtant ?
La coordination des mouvements de vos mains et de vos
pieds est-elle aisée ?
Eprouvez-vous des difficultés à voir, notamment
la nuit ou à la tombée du soir ?
Etes-vous anxieux, nerveux ou colérique au volant
?
Etes-vous régulièrement klaxonné
?
Vos passagers sont-ils à l’aise ou s’accrochent-ils
à leur siège et aux poignées latérales
?
Emettent-ils des doutes quant à votre conduite
?
Si les OUI sont majoritaires, inquiétez-vous
:
voyez votre médecin, soumettez-vous à quelques
tests pour mesurer vos aptitudes visuelles, auditives, articulaires
et nerveuses. Si votre médecin ne vous suggère
pas tout simplement d’arrêter de conduire, envisagez
pour le moins de suivre une formation à la conduite
préventive et de réviser vos connaissances théoriques
et pratiques.