Problématique
de la perte d’autonomie : Recommandations finales
Etat
des lieux des différents mécanismes d’aide
et d’accompagnement existants des personnes en perte d’autonomie
: informations sur la définition et la quantification
de la dépendance, la situation de l`offre, les pistes
et options de développement et les recommandations finales.
Communiqué du gouvernement wallon du 10 avril 2003.
Contact : Cabinet du Ministre-Président Jean-Claude Van
Cauwenberghe :
Hugues Bayet
Téléphone 081 331 397 - Fax 081 331 391 hugues.bayet@gov.wallonie.be
Recommandations finales
La première recommandation du consortium est d’améliorer
ce qui existe (renforcer l’offre, élargir l’APA
ou relever les petites pensions), plutôt que de développer
un nouveau système (assurance dépendance) qui,
outre sa grande complexité et la lourdeur de sa mise
en place, atteindra moins facilement les objectifs opérationnels.
La priorité doit être accordée au renforcement
de l’offre avec une attention particulière pour
les personnes lourdement dépendantes et leur accessibilité
financière et en faveur du soutien de l’aidant
proche, en tant que facteur-clé du maintien à
domicile.
Si, parallèlement à ce renforcement de l’offre,
les entités fédérées souhaitent
subsidier la demande, la recommandation du consortium est d’élargir
l’APA.
Si une assurance dépendance devait néanmoins être
mise en place, le consortium recommande une assurance au niveau
fédéral, financée conjointement par un
système de répartition et de capitalisation, et
avec prélèvement par des cotisations sociales.
Il faut garder à l’esprit qu’une assurance
dépendance est viable uniquement si elle est financée
au niveau fédéral, et serait inefficace si elle
ne s’accompagne pas d’un renforcement de l’offre.
Les actions à mener en priorité
sont donc :
L’analyse et le renforcement de l’offre sous deux
aspects : le financement (insuffisance ou mauvaise allocation)
et la gestion de base (absence d’outils).
La mise en place d’une démarche de qualité
et de critères objectifs qui permettront d’atteindre
ceux qui en ont le plus besoin, sans éliminer les dépendances
moins lourdes.
Afin de garantir une offre la plus large possible, tant en quantité
qu’en variété, ainsi qu’un accès
à tous les niveaux de revenus et une liberté de
choix, le renforcement des modalités d’organisation
et de subventionnement classiques ne peut suffire : l’aide
ménagère, parce que ne nécessitant pas
les mêmes garanties de qualité professionnelle,
peut faire l’objet de modes de réglementation et
de financement plus souples que ceux de l’aide familiale.
Il faut acquérir une meilleure connaissance de la problématique
de l’aidant proche et le soutenir.
Il faudrait en outre appréhender la problématique
dans son ensemble, comme un « programme de soutien à
l’autonomie », qui inclurait notamment les problématiques
de :
l’accessibilité de l’offre pour ceux qui
en ont (le plus) besoin,
la création d’emplois (par exemple : aides familiales
et gardes-malades),
les journées non-justifiées dans les hôpitaux
par manque de prise en charge des personnes dépendantes
à leur sortie.
Ce programme peut démarrer très rapidement (accroissement
de la quantité offerte) mais devra être pensé
sur le long terme.