Problématique
de la perte d’autonomie : Situation de l’offre
Etat
des lieux des différents mécanismes d’aide
et d’accompagnement existants des personnes en perte d’autonomie
: informations sur la définition et la quantification
de la dépendance, la situation de l`offre, les pistes
et options de développement et les recommandations finales.
Communiqué du gouvernement wallon du 10 avril 2003.
Contact : Cabinet du Ministre-Président Jean-Claude
Van Cauwenberghe :
Hugues Bayet
Téléphone 081 331 397 - Fax 081 331 391
hugues.bayet@gov.wallonie.be
Bilan sur l’offre
Il existe des maillons faibles dans le continuum des services
d'aide aux personnes dépendantes : séjour résidentiel
temporaire (accueil de jour, courts séjours) et gardes-malades à domicile.
On constate par ailleurs une offre insuffisante d’aides
familiales et ménagères pour répondre
rapidement à toutes les demandes et un problème
de fidélisation du personnel.
Les services offerts sont gérés sur base « empirique »,
sans critères objectifs de sélection des bénéficiaires
et sans garantie que l’offre (subsidiée) atteint
les plus défavorisés.
Le manque de souplesse du système global d'aide et
sa complexité rendent l’accessibilité aux
soins et aux informations très difficile.
Le système des quotas fait l’objet d’une
gestion complexe, qui implique des risques de dépassement.
Le manque d’aide
Les personnes de 75 ans et plus à domicile manquent
essentiellement d’aide pour les actes instrumentaux
de la vie journalière (AIVJ) :
§ 35% des personnes manquant d’aide en manquent pour
l’entretien hebdomadaire ;
§ 30% pour les petites réparations/travaux extérieurs
;
§ 20% pour les courses ;
§ 10% pour le confinement ;
§ 6% pour les repas.
Aucune personne souffrant de dépendance fonctionnelle
lourde ne déclare manquer d’aide.
L’enquête de terrain montre que plus d’une
personne sur deux devrait adapter son logement ou déménager.
Dans plus de 80% des cas, le groupe aidant-aidé fonctionne
de manière autonome.
L’aidant proche
L’aidant proche tient le rôle central dans le
maintien à domicile (70% des interventions).
Des solidarités sociales existent mais les isolés
sont plus vulnérables et font plus appel à l’aide
professionnelle.
On ne reste pas à domicile quand on devient très
dépendant et qu’il n’y a pas d’aidant
proche.
L’aidant proche est presque toujours un membre de la
famille. Dans 1/3 des cas, c’est le conjoint, donc une
personne d’un âge proche de la personne dépendante.
Plus la personne a une dépendance lourde, plus l’aidant
est très proche (conjoint ou enfant).
Plus l’aidant est un proche (donc souvent aidant une
personne à dépendance lourde), moins il a recours
aux aidants professionnels.
La problématique du fardeau de l’aidant et de
son état de santé sont des facteurs cruciaux
pour le maintien à domicile, particulièrement
pour les aidants de moins de 45 ans (tranche d’âge
où 70% des aidants sont des femmes).