A
notre époque, un homme peut largement espérer
dépasser 75 ans et une femme 80 ans.
Aussi, puisque nous bénéficions d’une vie
de plus en plus longue, pourquoi certains connaissent-ils une
telle appréhension ?
Vieillir n’est peut-être pas
un fait si naturel ! Nous prolongeons nos espoirs, nos actes dans le temps
en sachant très bien que cela n’aurait pas été
possible un siècle plus tôt, que tout cela ne nous
serait jamais arrivé ! Ce vide spatio-temporel, qui fait
surgir un phénomène jusque-là inconnu,
contient son lot de peur. Alors doit-on s’en réjouir
ou succomber au pessimisme ambiant renforcé par les données
économiques ou sociologiques ?
Un bonheur n’arrive jamais seul
Seulement 6 % de la population mondiale est âgée
de plus de soixante-cinq ans et seuls les deux tiers des individus
concernés sont à la retraite. Ainsi, qualité
de vie et longévité apportent un lot exceptionnel
de possibilités au regard de la plupart des habitants
de la planète.
Toutefois, pour bénéficier pleinement de ce
supplément de vie, encore faut-il rester en bonne santé.
Pour cela, deux solutions s’offrent à vous, à
utiliser conjointement et bien sûr, sans modération
:
la première concerne votre propre prise en charge.
Elle comprend, l’ hygiène de vie et le maintien
d’une activité physique et psychique;
la seconde tient à votre patrimoine santé.
Il correspond à un suivi médical régulier,
adapté à vos besoins physiologiques et environnementaux.
Un esprit de fer dans un corps de velours
Avec le temps, se reprendre en charge devient une impérieuse
nécessité. Les années de vie professionnelle
vous ont donné l’occasion de bien boire, de bien
manger mais aussi de réduire votre activité
physique. Or, aujourd’hui vous êtes à la
retraite, vous avez du temps et moins d’obligations.
Trois arguments pour mener une vie plus adaptée aux
exigences nouvelles de votre corps. Les directives qui figurent
dans ce dossier, vous les connaissez certainement !
Mais, cette fois-ci prenez-les au sérieux, il s’agit
de vous, uniquement de vous !
pensez à pratiquer une activité physique
quotidiennement. La marche est le meilleur des sports pour
les aînés. Une heure à bon rythme et
la santé est dans la poche !
si vous fumez, décidez d’arrêter. Il
existe aujourd’hui de nombreux moyens de venir à
bout de cette toxicomanie et votre médecin peut vous
y aider. Au besoin , n’hésitez pas à
consulter les informations européennes ainsi que
composer le numéro gratuit de la ligne téléphonique
Tabac Info Service 0 803 309 310.
soyez actif en matière de prévention. Dès
l’automne, allez consulter votre médecin pour
les vaccinations antigrippe et pneumococcique. De même,
vérifiez avec lui où en sont les autres (tétanos
en particulier). Elles sont en effet à refaire tous
les dix ans.
Enfin, surveillez votre alimentation, que ce soit qualitativement
(certaines personnes mangent mal ou ne mangent pas assez)
ou quantitativement (d’autres personnes ont besoin
d’un régime hypocalorique). Demandez
conseil à votre médecin ou à une diététicienne.
Ils sauront vous conseiller tout en vous évitant les
frustrations inutiles.
Le médecin, votre premier ami
La médecine a, en moins de cinquante ans, résolu
plus de problèmes qu’elle n’a pu le faire
en cinq mille ans. Les maladies cardio-vasculaires sont aujourd’hui
correctement maîtrisées, les maladies chroniques
ne sont plus systématiquement synonymes de fin de vie
douloureuse et les cancers, par la voie des techniques de
dépistage et les nouveaux traitements, voient leurs
impacts sur les statistiques régresser d’années
en années. Bref, de nombreux arguments pour consulter
régulièrement et se servir du savoir médical
préventif.
Les recommandations après soixante-cinq
ans concernent :
la vérification de votre tension artérielle
: tous les ans si celle-ci est normale et selon les recommandations
de votre médecin si vous êtes hypertendu,
la vérification de votre taux de cholestérol
: en général tous les ans si ce dernier est
normal. Plus souvent si vous avez une hypercholestérolémie.
examen physique des seins : pour les femmes, impérativement
tous les ans. La mammographie se fait par contre selon le
contexte héréditaire.
le frottis vaginal : il est à prévoir, chez
la femme, tous les quatre ans.
le toucher rectal : tous les ans que ce soit chez l’homme
ou chez la femme. Bien que psychologiquement désagréable,
il demeure indispensable à un bilan complet.
la biologie prostatique : tous les ans. Plus si la prostate
grossit.
le dépistage d’un saignement fécal
occulte : tous les ans.
la rectoscopie : tous les cinq ans.
Ainsi, au delà de soixante-cinq ans, il existe une
grande diversité biologique que seul le suivi médical
peut préserver. Le reste est affaire de perception
de sa santé. Et ce qui est réconfortant c’est
qu’entre 65 à 75 ans un individu sur trois s’estime
en bonne santé et totalement indépendant.