Les actifs de demain vont-ils bouleverser notre conception
du travail ? Une chose est sûre : leur vision de la vie
professionnelle diffère totalement de celle des baby-boomers.
Le clash est-il inévitable entre recruteurs d’aujourd’hui
et futurs jeunes loups de demain?
Chaque année, l’enquête
menée par DREAM (une émanation
de l’ICHEC-PME) dresse une
sorte de bilan de ce que pense
les jeunes sur leur avenir professionnel.
Le moins que l’on puisse
dire à la lecture des derniers
résultats, c’est que
les jeunes gens ne sont pas sur
la même longueur d’onde
que les baby-boomers !
Là où les quatre
cinquièmes de la population
jeune s’estime bien préparée à la
carrière, les trois quarts
des professionnels (72% exactement)
pensent le contraire. A l’heure
où, tout doucement, la génération
du baby-boom part à la retraite,
la génération jeune
(souvent appelée Génération
Y) est celle de l’enfant-roi
devenu adulte. Indépendants
d’esprit, incisifs, volontaires,
ces jeunes voient avant tout le
boulot comme une manière
de gagner de l’argent.
Surprise
: alors que souvent ils décollent
difficilement du nid familial tout
en acceptant mal les conseils,
ils déclarent ne pas vouloir
renoncer à leur vie de famille
pour occuper un emploi. Cela, à l’heure
où les responsables directs
des jeunes diplômés
ne sont que médiocrement
satisfaits du travail de la génération
montante…
On le voit, il existe peu de points
de convergence entre juniors et
seniors. Reste à savoir
qui, dans ce contexte, va s’adapter à qui
?
A en croire l’agence Randstad,
il faut inciter les jeunes à travailler
en équipe, leur lancer des
défis et leur offrir flexibilité et
confiance. Bien. Mais il y a un
hic : le travail en équipe,
les jeunes détestent ça!
Et si chaque génération
mettait un peu d’eau dans
son vin ? La flexibilité ne
doit-elle pas être réciproque
?